Emploi » Le 08/12/2011 à 12h44 par david galland
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Comme tous les ans, le très sérieux quotidien britannique Financial Times publie son classement des meilleures business schools européennes. Et comme tous les ans, c’est HEC qui arrive en tête !
« Paris fait la course en tête »
C’est le titre de l’article du Financial Times. En effet, une nouvelle fois, l’établissement basé à Jouy-en-Josas a été sacré « meilleure business school européenne » par le quotidien britannique. Cela fait six ans que ça dure et ce n’est pas prêt de s’arrêter tant l’avance de HEC semble grande sur tout les domaines… En effet, l’intérêt de ce classement est qu’il fait la synthèse de plusieurs classements parus cette année : ceux des MBA « full time », des « Executive MBA » (à temps partiel), des masters et de l'« Executive Education » (séminaires confectionnés sur mesure pour les entreprises et programmes interentreprises). L’école française est très bien placée dans tous les classements et l'emporte notamment grâce à ses premières places dans les EMBA et pour les séminaires sur mesure. Elle est également bien placée pour les masters (3ème) et pour les cursus interentreprises (4ème). En réalité, le seul « point faible » de HEC réside dans le fait que les salaires de ses diplômés MBA sont relativement plus faibles qu’ailleurs… Pour la première fois, l’école de Jouy-en-Josas est suivie d’une autre école francilienne car l’Insead (Institut européen d'administration des affaires), l’école basée à Fontainebleau a dépassée la London Business School pour s’installer sur la deuxième marche du podium. Signalons également que la France fait aussi bien que le Royaume-Unis avec quatre écoles dans les quinze meilleures. D’ailleurs, la France compte près du quart des établissements classés, avec 18 écoles françaises sur 75.
Des fortunes diverses
Alors que, comme nous venons de le dire, HEC et l’Insead trustent les premières places du classement, toutes les business schools françaises ne sont pas à la fête… Ainsi, la prestigieuse ESCP-Europe perd 5 places pour se retrouver en douzième position. De même, l’EM Lyon recule de quelques places et l'Edhec perd sept places pour se retrouver trente-deuxième. A l’inverse, Euromed-Marseille progresse de quatre places et monte à la trente-cinquième position du classement. De même, l'Essec, progresse de quatre rangs par rapport à 2010 en décrochant la dixième place. De plus, de « nouveaux acteurs » font leur entrée dans le classement. C’est le cas de la Skema, qui se classe en cinquante-septième position et de l’IAE d’Aix-en-Provence.
En conclusion, on peut dire que les business schools françaises se portent relativement bien. Cependant, comme le souligne le Financial Times, il existe un paradoxe important : « alors que l'un des principaux points forts des écoles européennes (et françaises) par rapport aux institutions nord-américaines et asiatiques réside dans leur internationalisation, celles-ci risquent aujourd'hui de perdre cet avantage compétitif à cause des restrictions imposées dans plusieurs pays d'Europe à l'octroi de visas de travail aux diplômés étrangers. » Pour une fois que ce n’est pas moi qui critique la « circulaire Guéant », ça change…