Emploi » Le 02/02/2012 à 17h37 par david galland
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Alors que les différents candidats font la queue pour visiter le Salon des Entrepreneurs et ainsi se faire voir avec ces curieuses personnes ayant ont eu la drôle d’idée de créer une entreprise en France (l’un des pays les moins accueillant que je connaisse pour les entreprises), il semblerait que les entrepreneurs soient également les nouvelles coqueluches des jeunes diplômés. C’est en tout cas ce que révèle une étude de la société Adia menée auprès de 2902 jeunes candidats de moins de 26 ans.
Des résultats surprenants
Même si les grands groupes conservent des arguments indéniables pour séduire les jeunes diplômés et les convaincre de travailler chez eux, il semblerait que le cœur des membres de la fameuse « Génération Y » penche de plus en plus vers les entreprises de tailles moins importantes. C’est tout de même curieux car, à chaque fois que l’on interroge de jeunes diplômés que ce soit d’écoles de commerce ou d’ingénieurs, les entreprises qui ressortent dans les premières places sont toujours de grands groupes comme L’Oréal ou Google par exemple. Il faut dire que les grandes sociétés ont toujours de quoi faire rêver, que ce soit en termes de salaires, d’évolution de carrière ou encore, bien entendu, d’image de marque. Cependant, si l’on en croit l’étude de la société Adia, 79% des jeunes interrogés voudraient travailler dans une PME, voire dans une TPE (moins de 20 salariés). Vous remarquerez sans doute que ces chiffres sont en totale opposition par rapport à ceux des études menées par la CGPME. Cet état de fait pour le moins curieux pourrait venir de la conjoncture comme le souligne Thierry de Courtilles, directeur général d'Adia qui estime qu’on « assiste à une redistribution des cartes ». Peut-être aussi que les membres de la « génération Y » ont enfin compris que le gros des emplois ne se trouvent pas dans les grands groupe, mais bien dans les PME…
Une meilleure ambiance de travail
Quand on regarde un peu plus en détails les résultats de l’étude, on constate que les raisons qui font pencher la balance en faveur des PME sont relativement nombreuses et diverses. Parmi celles-ci, on peut retenir le fait que, selon les jeunes diplômés interrogés, les PME favorisent l’esprit d’initiative de leurs salariés, elles respectent les valeurs humaines, mais surtout, elles offrent une bien meilleure ambiance de travail que les grands groupes. Est-ce vraiment une réalité, ou il y a-t-il une partie de fantasme de la « société à taille humaine » ? Je vais vous faire une réponse digne d’un normand en vous disant un peu des deux… En effet, je pense que les qualités ne dépendent pas seulement de la taille, car vous pouvez très bien trouver une grande entreprise où l’ambiance est très bonne. Vous n’avez qu’à regarder les locaux de Google pour vous rendre compte que la convivialité peut aussi être au rendez-vous dans de grandes structures. Ceci étant, il est vrai que la conjoncture actuelle pousse plutôt à chercher un sens au travail. Or, comme le dit très justement Thierry de Courtilles, la « génération Y » « voit les PME comme respectueuses de leurs initiatives et des valeurs ». On peut également rajouter que les récents évènements, qui ont mis à jour les conditions de travail dans de grands groupes, ont surement conduit à ce soudain intérêt pour les PME.
En conclusion, on peut saluer le fait que les jeunes se tournent (enfin) vers les PME. Est-ce vraiment une tendance durable ? Je pense que oui, tant les PME présentent de qualités indéniables et tant il est vrai que ce sont elles, et non les grands groupes, qui créent l’emploi.