Emploi » Le 31/01/2012 à 15h08 par david galland
Commentaires (5)
Alors qu’elle travaillait dans un cabinet juridique comme assistante juridique, Soazig Parassols a vu son contrat de travail brutalement rompu en juillet 2010 pour cause de retards répétés. Au lieu de se retourner contre son ex-employeur, elle décide de porter plainte contre la SNCF et réclame aujourd’hui 15.000 euros de préjudice moral et 30.000 euros de préjudice financier, estimant que la société ferroviaire n'a pas rempli ses obligations contractuelles.
De fréquents contretemps…
Si, comme moi, vous prenez régulièrement le train pour aller travailler, vous n’aurez aucun mal à croire que, dans le cas de cette habitante d'Ambérieu-en-Bugey dans l’Ain, le train était très fréquemment en retard d’une dizaine de minutes. Autant vous dire que ces fréquents contretemps n’ont pas du tout plu à son employeur… Alors qu’elle avait choisi de prendre le train précédent, ce qui la faisait arriver une heure avant sa prise de fonction (effort non récompensé par sa hiérarchie, soit dit en passant…), un retard de plus d’une heure a été la goutte d’eau, sonnant ainsi le glas de sa période d’essai ! Quand on sait qu’elle déboursait près de 120€ par mois, on peut comprendre qu’elle soit on ne peut plus énervée contre la SNCF… Comme l’a déclaré son avocat, Me David Metaxas à l’AFP, « il est regrettable que quelqu'un qui vient de trouver un emploi fasse les frais de dysfonctionnements des services publics ». Pourtant, rien n’indique qu’elle sera indemnisée… En effet, son renvoi peut facilement se justifier de la part de l’employeur et il me parait bien compliqué d’impliquer la SNCF dans cette histoire.
Vers une jurisprudence « SNCF » ?
Si le tribunal venait à indemniser la plaignante, il est possible que cette histoire conduise à une jurisprudence « SNCF ». Pourtant, ce n’est pas la première affaire marquante opposant un salarié d’une entreprise à la société ferroviaire. En effet, en septembre 2010, la cour d'appel de Paris avait condamné la SNCF à indemniser un passager qui n'avait pu remplir ses obligations professionnelles, à la suite du retard d'un train directement imputable à l'entreprise. Il faut dire aussi que le salarié en question avait toutes les raisons du monde d’être en colère, puisque son TGV Lyon-Paris a affiché un retard substantiel de 7 heures, lui faisant perdre du coup une journée entière de travail. La SNCF avait été à l’époque condamnée à verser 800€ de dommages et intérêts. Pourtant, n’en déplaise à Me David Metaxas, cette affaire n’a pas grand-chose à voir avec celle qui oppose sa cliente à la société ferroviaire française, car dans ce cas, le retard était directement imputable à la SNCF, ce qui n’est pas forcément le cas pour l’affaire qui préoccupe le Tribunal de Grande Instance de Paris aujourd’hui. Même en admettant que la SNCF soit à nouveau condamnée, va-t-on vraiment aller vers une jurisprudence spécifique ? Je n’en suis pas certain tant le nombre de plainte est faible comparé au nombre de clients… Ainsi, selon la direction juridique de la société ferroviaire, la SNCF est visée par « environ 30 affaires de ce type par an, pour un volume de plus d'un milliard de voyageurs ».
En conclusion, si la justice venait à condamner la SNCF, ce qui n’est pas du tout certain, il est peu probable que l’on aille vers une jurisprudence « SNCF ». Pourtant, on peut espérer que cette affaire permette à un grand nombre de « victimes » des retards à répétition de se manifester et à la SNCF de réagir en conséquence.
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Bonjour et merci pour vos commentaires.
Pour savoir si la SNCF sera condamnée dans cette affaire, il faudra attendre encore un peut car la décision a été mise en délibéré au 27 mars. En tout cas, l'avocat semble très confiant.
Et vous, pensez-vous qu'elle ait une chance de faire condamner la SNCF?
Le 02/02/2012 à12:13
La jurisprudence est une source du droit objectif. Le juge s'inspire de soure qui représente un référenciel. On se trouve devant un cas qui appel à la jurisprudence, car les préjudices causés par la SNCF sont répétitifs et conséquents.
De ce fait la SNCF, autant que fournisseur de service, activité transpot et sencé fournir les meilleurs services. Sa déficience à l'égard de ses clients directs et passagers l'oblige à se située coupable devant le sujet de droit.
2tand donnée que le préjudice causé à la dame est un dommage (perte de son emploi), il n'est pas loin que ce soit un gain de cause car le fait est présent et la cause déterminée. Simplement d'autres éléments de valeurs peuvent se présentés pour ce justifiés.
De ce fait, peut naitre une jurisprudence purement affaire SNCF.
Le 01/02/2012 à08:23
C'est dommage qu'elle subisse le dysfonctionnement de la SNCF en sachant qu'elle a peu de chance d'obtenir gain de cause. Il faut quand même qu'elle aille au bout de sa démarche. Cela pourra peut être changer le système.
Le 31/01/2012 à17:54
Salam,
Elle a du cran mais il faut qu'elle poursuive aussi son ex-employeur. Elle a ouvert les horizons à ceux qui ont subi le même sort.
Très Cordialement,
Le 31/01/2012 à16:23
Ça parait quand même compliqué qu'elle obtienne gain de cause
Le 31/01/2012 à15:51