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Publié le 15/05/2015 par

Bourse, est-ce le moment d'acheter?

Souvent, les particuliers investissent en Bourse à contre-temps. Que vous ayez ou non profité de la dernière hausse des marchés, l'heure est propice à la réflexion. La dernière correction ouvre une fenêtre de tir.

Bourse, est-ce le moment d'acheter?

Est-ce le bon moment pour investir en Bourse ?

Si l'on en croit une théorie fondatrice de la finance moderne, celle de l'efficience des marchés, il n'y a ni bon ni mauvais moment : le cours des actifs financiers est toujours fiable car il intègre toutes les données disponibles à un instant donné. Cela suppose une parfaite rationalité des décisions d'investissement… Hypothèse sérieusement battue en brèche par la finance comportementale, qui a pris son essor depuis les années 1980. « Il s'agit d'une application de la psychologie aux marchés financiers, rappelle Mickaël Mangot, enseignant à l'Essec et fondateur de Befi Consulting. Une des découvertes fondamentales de la finance comportementale est que les décisions des investisseurs souffrent de biais cognitifs, émotionnels ou sociaux souvent liés à des heuristiques, c'est-à-dire des opérations mentales intuitives, qu'on utilise sans s'en rendre compte : nous sommes programmés pour prendre des décisions rapides, non des décisions optimales. »

Un biais cognitif répandu chez les investisseurs est de surestimer l'impact d'une nouvelle qui vient confirmer un point de vue initial (par exemple, l'annonce d'un contrat remporté par une société dont on est déjà actionnaire). Des biais émotionnels peuvent aussi affecter la perception du risque dans un sens ou dans l'autre.

La finance comportementale montre aussi que la perception des risques fluctue au fil du temps pour un investisseur donné. « A mesure que les marchés montent, la propension à prendre des risques a tendance à augmenter alors que le risque de baisse est précisément en train d'augmenter lui aussi », résume Mickaël Mangot. Et voilà pourquoi, comme la cavalerie, certains investisseurs arrivent trop tard sur le marché.

Que faire donc après la hausse récente ? Voici quelques éléments de réponse selon votre situation, que vous ayez déjà bien profité de la hausse, que vous ayez tenté sans grand succès d'y participer ou que vous soyez resté sur le bas-côté.

« J'ai réalisé de belles plus-values »

C'est en juillet 2012 que Mario Draghi est devenu « Super Mario ». En pleine vague eurosceptique, le président de la Banque centrale européenne (BCE) affirme alors avec force qu'il fera « tout ce qu'il faut » pour sauver l'euro, applaudi par les marchés. Si vous avez surfé sur cette vague, vous êtes sans doute aujourd'hui à la tête de confortables gains : le CAC 40 a grimpé de plus de 60 % depuis, sans même tenir compte des dividendes versés. La tentation de vendre peut être forte, ne serait-ce que pour savourer votre gain. Mais nombre de professionnels pensent que le mouvement de hausse n'est pas fini, notamment en Europe. « "Quantitative easing", baisse du pétrole et de l'euro, signes de reprise de la croissance et flux financiers de retour vers l'Europe sont autant de raisons d'être optimiste, même si des facteurs d'inquiétude subsistent, notamment sur les résultats des entreprises », résume Olivier Paccalin, directeur de l'offre de Société Générale Private Banking (SGPB).

Pour les investisseurs suffisamment avisés et à l'aise avec le risque, l'heure est propice à des ajustements de portefeuille.« Nous sommes positifs sur les actions européennes, indique Yacine Boumahrat, directeur des ventes de Goldman Sachs AM en France. En revanche, malgré les conditions économiques favorables aux Etats-Unis, il faut être sélectif sur le marché américain, où certains secteurs sont déjà bien valorisés tandis que les banques ou les valeurs de consommation restent attrayantes. Les entreprises américaines doivent s'adapter à un dollar qui s'est fortement apprécié et qui pourrait mettre leurs profits sous pression. » La solution : réduire son exposition aux Etats-Unis et surtout aborder cette zone via des fonds faisant de la sélection de valeurs plutôt que par des produits passifs comme la majorité des ETF, incapables de se différencier du marché.

Toutefois, à l'approche de l'été, des prises partielles de bénéfice sont légitimes pour ceux qui préfèrent sécuriser leurs gains. C'est ce que préconise l'Union financière de France (UFF). « D'une part, la hausse rapide des actions a tendance à augmenter le profil de risque global d'un portefeuille donné, rappelle Alain-Pierre Belchior, responsable du développement de l'offre financière à l'UFF. Ensuite, sécuriser une partie des plus-valuespermet d'introduire de la décorrélation vis-à-vis du marché, en introduisant par exemple des supports immobiliers. »

D'autres moyens existent pour se désensibiliser partiellement au risque de marché. « Rebalancer une partie de ses actifs vers des produits comme les obligations convertibles permet d'introduire de la convexité, explique Didier Le Menestrel, président de la Financière de l'Echiquier. On continue à participer à la hausse, tout en prenant l'option d'atténuer le risque de baisse. » Les investisseurs les plus aguerris peuvent aussi trouver cette protection dans les dérivés (lire ci-dessous).

« J'ai investi en actions, mais les performances sont décevantes. »

 

Si vous avez investi depuis trois ans en actions sans réussir à gagner alors que tous les marchés mondiaux grimpaient, voilà qui est problématique. Peut-être vous êtes-vous trop exposé à certains secteurs, comme l'énergie, en pleine baisse du pétrole ; peut-être avez-vous investi à contretemps dans des titres très volatils comme les biotechs, ou encore été la victime d'un scandale financier comme celui de Gowex, dont les comptes étaient falsifiés.

Quoi qu'il en soit, le souci vient sans doute d'un manque de diversification de votre portefeuille. Investissez au moins une partie de vos actifs via des fonds, ce qui évitera une trop forte concentration des risques. Commencez par investir un quart de vos actifs sur l'Europe avec une diversification vers le Japon et l'Asie émergente. Retenez aussi que la Bourse n'est pas le poker : ne tentez pas de rattraper vos pertes par des paris à risque plus élevé. « On s'intéressera de préférence aux valeurs en retard sur le marché, comme les banques, les cycliques ou les "utilities", conseille Philippe de Cholet, président du conseil de Matignon Finances. Une valeur comme Veolia dispose encore d'un potentiel de hausse important. »

Si vous êtes attiré par les actions, mais que les revers successifs ont érodé votre goût du risque, les fonds actions dits « long/short » semblent une bonne solution pour vous. Leur principe est de combiner des investissements en actions classiques à des positions vendeuses sur d'autres actions, via des produits dérivés. « Nous consacrons 40 % de notre portefeuille à des "pair trades" : nous achetons un titre et nous nous positionnons simultanément à la vente sur un autre titre du même secteur », indique Stéphane Cuau, gérant principal du fonds Amplégest Long/Short. Si le fonds détient une position acheteuse sur un titre et une vendeuse sur un autre, le « pair trade » va gagner en cas de rattrapage du premier sur le second, éliminant le risque de marché. Le reste du portefeuille est constitué de 45 % de positions acheteuses et de 15 % de positions vendeuses, soit une exposition effective au marché de 30 %. Historiquement apanage des « hedge funds », ces stratégies « long/short » sont aujourd'hui disponibles dans des formats régulés et accessibles à tous. L'historique du fonds Moneta Long Short, lancé fin 2006, en démontre l'intérêt. « Notre forte connaissance des valeurs moyennes nous a permis de générer une performance supérieure aux indices boursiers, avec une volatilité deux fois inférieure »,rappelle Patrice Courty, gérant du fonds.

« Je n'ai pas encore investi en actions »

Si vous avez passé tout ce temps à regarder la hausse, on devine aisément que vous n'aimez pas jouer les casse-cou dans la gestion de votre patrimoine. Ceux qui ont gagné vous incitent à suivre leurs conseils, même s'ils subissent actuellement quelques secousses. Mais quand on n'a pas assez pris de risques dans le creux du marché, il ne faut pas chercher à compenser et en prendre trop en haut de marché.

Bien sûr, rester à 100 % en produits de taux sans risque serait une erreur dans une perspective de long terme. Mais les taux très bas sont aussi source d'opportunité. « Avant toute chose, nous nous intéressons au passif de nos clients, explique Olivier Paccalin (SGPB). S'ils n'ont pas encore d'immobilier, le moment est favorable pour s'endetter et, dans le secteur, le pouvoir de négociation est en train de revenir aux acheteurs. »

Ensuite, il ne faut pas vous précipiter sur les actions mais investir progressivement. « Un tiers des actifs dès maintenant et un autre en cas de correction du marché », conseille Louis Bert, directeur général délégué de Dorval Finance. « Dans une période de correction de marché, on peut aussi investir de manière mixte,suggère Alain-Pierre Belchior (UFF). Un premier investissement cash, suivi de versements programmés de manière mensuelle ou trimestrielle. » Avantage de cette solution : saisir une opportunité d'investissement à des niveaux de marché attrayants tout en répartissant son effort dans le temps. Justement, si vous craignez les à-coups, les fonds sélectionnant les actions à faible volatilité semblent faits pour vous. Ces solutions sont disponibles tant auprès de sociétés proposant une gestion active de portefeuille, comme Robeco, que de fournisseurs de fonds indiciels cotés (ETF) comme Theam ou Lyxor. Certains fonds investissent dans les valeurs les moins sensibles aux variations du marché, d'où une meilleure résistance en cas de retournement des indices.

Toutefois, ce type de produit conserve en permanence une exposition au marché. Au contraire, les produits de gestion flexible vont permettre de vous exposer aux actions tout en déléguant au gérant la faculté de positionner le curseur du risque actions où il le souhaite, entre deux bornes prévues par le prospectus du fonds. Le fonds Dorval Convictions est ainsi un fonds 0-100, c'est-à-dire que son exposition peut varier de 0 à 100 %. Cela nécessite bien sûr que le gérant ait un bon sens du « market timing », mais, en cas de choc financier, la désensibilisation du portefeuille peut être décidée de manière très rapide.

Enfin, si vous êtes allergique aux actions, il est toujours possible de prendre des risques alternatifs. « Les investisseurs les plus prudents peuvent souscrire à des SCPI dans le cadre de contrats d'assurance-vie, ce qui va permettre de générer des rendements de l'ordre de 5 %, suggère Philippe de Cholet, président du conseil de surveillance de Matignon Finances. Dans le cadre de mandats de gestion ou de gestion conseillée, ils peuvent aussi acheter en direct des obligations à haut rendement et les porter jusqu'à l'échéance, ce qui leur rapportera de 5 à 7 % par an. »Le seul risque est la défaillance de l'entreprise, mais, sans risque, il n'y a, aujourd'hui, pas de rendement possible. 

Source: Les échos

A Propos de l'auteur

Julien Villeneuve
Chargé de recrutement chez Carrevolutis

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