Fermer

  • Se souvenir de moi

Mot de passe oublié ?

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous Ici

Des milliers de professionnels de la finance utilisent Dogfinance pour faire évoluer leurs carrières

481 231 Professionnels
7 077 Offres d'emploi
1 036 625 Mises en relation

Networking

Retrouvez vos collègues et camarades d'études

Enrichissez votre carnet d'adresses

Echangez, Annoncez, Communiquez

Carrière

Vos contacts connaissent votre futur employeur

Affichez votre expertise : faites-vous chasser

Trouvez vos futurs collaborateurs

Inscrivez-vous gratuitement

 

5 caractères min.

  • Je souhaite recevoir des offres des partenaires Dogfinance

En cliquant sur S'inscrire ou en utilisant Dogfinance, vous confirmez avoir lu, compris et accepté les Conditions générales d'utilisation.

Des milliers de professionnels de la finance utilisent Dogfinance pour faire évoluer leurs carrières

481 231 Professionnels
7 077 Offres d'emploi
2 073 250 Mises en relation

Networking

Retrouvez vos collègues et camarades d'études

Enrichissez votre carnet d'adresses

Echangez, Annoncez, Communiquez

Carrière

Vos contacts connaissent votre futur employeur

Affichez votre expertise : faites-vous chasser

Trouvez vos futurs collaborateurs

Inscrivez-vous gratuitement

 

5 caractères min.

  • Je souhaite recevoir des offres des partenaires Dogfinance

En cliquant sur S'inscrire ou en utilisant Dogfinance, vous confirmez avoir lu, compris et accepté les Conditions générales d'utilisation.

publicité

Publié le 18/06/2015 par

Ces entrepreneurs qui secouent le monde de la finance

La crise financière a précipité l'arrivée de la révolution digitale dans la finance, en sapant la confiance des consommateurs envers leur banque. Aujourd'hui, de plus en plus de services sont ciblés par des « pure players » qui veulent révolutionner les usages.

Ces entrepreneurs qui secouent le monde de la finance

Un observateur non averti pourrait n'y voir qu'une tendance réservée aux « geeks », ces consommateurs férus de technologie. Mais il s'agit en réalité d'une mutation profonde. Depuis quelques années, de nouvelles façons de consommer les services financiers ont essaimé. Ces innovations, désormais désignées comme les « fintechs » (pour « financial technologies ») vont du suivi consolidé de l'épargne sur smartphone à des cartes de paiement permettant de charger de l'argent de poche pour ses enfants. Plus connu, le « crowdfunding » permet encore d'emprunter non plus auprès d'un établissement de crédit, mais d'une communauté d'internautes. Comme à la fin des années 1990 - marquée par l'émergence des courtiers en ligne - ce sont des légions d'entrepreneurs qui tentent de révolutionner les services financiers. L'euphorie est palpable, même si, à la différence du « boom » de la fin des années 1990, l'économie de la zone euro offre aujourd'hui un visage morne. Qu'est-ce qui fait donc courir ces entrepreneurs ?

Il a fallu en réalité un extraordinaire alignement de planètes pour déclencher cette vague qui pourrait changer radicalement la façon de faire de la banque. « Après la musique, le commerce, les moyens de communication, la finance était tout simplement l'une des dernières industries à ne pas avoir été touchée par la révolution digitale », commente Bernard-Louis Roques, directeur général de Truffle Capital. La crise financière a changé la donne. Après les premières secousses de la titrisation, à l'été 2007, puis la débâcle de Lehman Brothers, un an plus tard, il a fallu panser les plaies. Les banques ont subi un vaste tour de vis réglementaire qui se poursuit encore aujourd'hui. Elles doivent consacrer toujours plus de moyens à réduire leur bilan, lever de nouvelles ressources, rendre des comptes à leurs autorités de tutelle. Ces nouvelles règles contraignent les groupes bancaires dans leur activité : plus ils prêtent, plus les actifs présents à leur bilan sont risqués, et plus ils doivent détenir de fonds propres et des coussins de sécurité. La nature ayant horreur du vide, ce cadre ouvre le champ à des modes de financement innovants, non bancaires ou qui du moins ne sont pas portés par le bilan de la banque. Dans la continuité, pour poser les jalons de cette finance désintermédiée, les régulateurs ont commencé à ouvrir la porte à ces acteurs alternatifs...

La tempête financière s'est par ailleurs traduite par une crise d'image dont les entrepreneurs tirent parti. Les consommateurs font moins confiance aux « institutions » et, bien au-delà de la sphère bancaire, ils plébiscitent l'économie « collaborative », capable de mettre en relation directement un client avec le service final, passant outre l'intermédiaire traditionnel. Ce modus operandi bouscule les modèles anciens dans des secteurs aussi divers que l'hôtellerie (Airbnb), les taxis (Uber), le commerce (eBay), et désormais il fait irruption dans le monde financier.

Les technophiles de la finance profitent aussi d'une autre aspiration du moment : consommer de façon active, « à la carte », et de préférence en réalisant des économies. « Les innovations visent en premier lieu des services simples à standardiser et attaquables sur l'expérience client et les tarifs, car les marges pratiquées sont importantes », rappelle Charles Egly, président du directoire de Prêt d'Union. Et la greffe de ces services financiers innovants prend d'autant mieux que les transactions en ligne sont devenues banales.

Est-ce à dire que les banques pourraient être mises hors jeu comme le rêvent nombre de ces entrepreneurs ? Ou cette vague se fracassera-t-elle au contraire sur les géants bancaires, qui restent aujourd'hui le point de repère pour les consommateurs ? La réalité est moins simpliste, car le paradoxe pour ces acteurs historiques est que, en tant que tiers de confiance, ils sont aussi les premiers alliés des « fintechs ». Leurs infrastructures et leurs systèmes d'information lourds et complexes se révèlent des tuyauteries indispensables pour faire fonctionner les solutions d'épargne innovantes, de paiement et même les « comptes sans banque ». Le compte Nickel, distribué en bureau de tabac, emprunte par exemple les systèmes du Crédit Mutuel Arkéa pour réaliser les transactions de ses clients.

Si les banques se prêtent volontiers au jeu, c'est surtout pour éviter de rester sur le bord du chemin. Elles scrutent avec attention ces phénomènes : la plupart incubent des start-up dans leurs murs, leur ouvrent leurs infrastructures informatiques pour créer des applications, tout en investissant directement dans ces sociétés prometteuses. Leur pari ? Laisser ces inventeurs faire leurs expériences et dupliquer les plus fructueuses auprès de leurs propres clients.

Le cercle pourrait donc être vertueux. Mais, à l'avenir, lorsque les expériences auront laissé place à de véritables marchés, cette collaboration pragmatique pourrait aussi buter sur une véritable bataille autour de la relation avec le client. Deux voies s'ouvrent alors pour les géants bancaires généralistes. Les plus agiles pourront sans doute prétendre à assembler les meilleurs services disponibles sur le marché, tandis que les plus lents à se mouvoir risquent de se muer en vastes usines de services dédiées aux acteurs de la « fintech ». A moins que, d'ici là, un entrepreneur ne soit parvenu à les concurrencer directement...

 

Les points à retenir

Depuis quelques années, de nouvelles façons de consommer les services financiers ont essaimé.

Cette nouvelle vague, qui attire des légions d'entrepreneurs, pourrait changer radicalement la façon de faire de la banque.

Les géants bancaires, en tant que tiers de confiance et grâce à leurs infrastructures, sont les premiers alliés de ces « fintechs » (« financial technologies »).

Mais cette collaboration pragmatique pourrait aussi buter à l'avenir sur une véritable bataille autour de la relation avec le client.


Source : Les Echos

A Propos de l'auteur

Emily Braoud
Consultante en recrutement chez Dogfinance

1 commentaire

Clément Francomme
Signaler

Clément Francomme

Vous avez aussi des technologies ambitieuses comme Bitcoin qui arrivent progressivement. On aura dans 5-10ans des services extrêmement performants à l'échelle mondiale qui vont se profiler.
En France, vous avez www.paymium.com, www.utocat.com, www.lamaisondubitcoin.fr qui montrent des signes de progression de l'écosystème.

| Répondre | le 18/06/2015

Membre anonyme

Vous publiez en tant que Membre anonyme Choix  Membre anonyme Choix Banque de France Banque de FranceConsort NT Consort NTKACIUS KACIUS2J Associés 2J Associés ING Direct Membre anonyme

©2017 Dogfinance | site réalisé par Maespirit Développeurs | Mentions légales | Conditions d'utilisation | Conditions générales de vente

Traitement en cours... Veuillez patienter