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Publié le 29/09/2015 par

Comment finance-t-on les facs en Europe ?

C'est la rentrée dans l'enseignement supérieur. Les étudiants affluent. Les besoins de financements s'accroissent. Comment y répondre ? Augmenter les droits d'inscription, diminuer les bourses ?

Comment finance-t-on les facs en Europe ?

Combien d'étudiants dans l'Union européenne ?

Difficile à savoir. Le dernier chiffre connu date de 2012 : les 28 Etats-membres comptaient alors 20,5 millions d'étudiants dans l'enseignement supérieur. Sous cette expression, il faut entendre l'ensemble des établissements publics ou privés, confessionnels ou non, qui accueillent des lycéens. Ce sont les universités, évidemment ; les grandes écoles (telles que l'Ena ou Sciences po en France) ; les instituts de formation spécialisés ; les écoles d'infirmières...

Pourquoi les États connaissent-ils des difficultés ?

Deux effets se conjuguent. D'une part, les Etats-membres ont des objectifs : que 40 % d'une classe d'âge soit titulaire d'un diplôme de l'enseignement supérieur en 2020. Chaque Etat-membre, en fonction de sa situation, s'est fixé des objectifs nationaux : 50 % en 2010 pour la France. On n'en est qu'à 42 %. Atteindre ces objectifs signifie mobiliser des moyens financiers : salaires d'enseignants, bourses étudiantes, investissement dans la construction et l'entretien de locaux... Par ailleurs, la crise financière de 2008 met à mal tous les budgets nationaux.

Que font les États ?

« On n'a jamais autant dépensé », note Etienne Albiser, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). « Les dépenses publiques ne baissent pas. Les dépenses privées, familles ou entreprises, augmentent. » À qui demander les efforts ? À l'impôt ? Aux entreprises ? Aux familles ? On distingue quatre modèles.

Quels sont ces quatre modèles ?

Le Danemark, la Finlande, la Suède ont fixé des droits faibles et versent des aides (bourses) à beaucoup d'étudiants. « L'Allemagnecomme la plupart des Etats-membres ont des droits modestes et des aides moyennes », souligne Étienne Albiser. « Les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont fortement relevé leurs droits d'inscription, mais versent de nombreuses bourses à de nombreux étudiants. »Hors Union européenne, c'est le modèle des États-Unis et de l'Australie. Les étudiants se voient accorder des prêts. Cela les responsabilise mais les fait démarrer dans la vie avec de lourdes dettes. D'autres enfin, mais tous hors UE (Chili, Japon, Corée du Sud) ont des droits élevés et des aides faibles.

Et en France ?

Malgré l'autonomie donnée aux universités, le gouvernement a gelé les droits d'inscription. Il a accru les bourses étudiantes. Dans l'opposition, Nathalie Kosciusko-Morizet (Les Républicains) réclame une augmentation « des frais de scolarité ». Avec une modulation « en fonction du revenu. En contrepartie, chaque université aura l'obligation d'un quota de boursiers, 25 % par exemple ». Cela ressemble fort au remède anglais. Elle n'évoque pas l'appel aux investissements des entreprises privées. Cela n'est pas dans la culture française. Et cela n'est d'ailleurs pas, contrairement à ce qu'on croit parfois, un modèle extrêmement répandu.

 


Allemagne : une affaire de régions

Fédéralisme oblige, ce sont les Länder allemands qui sont en grande partie responsables (80 % de l'ensemble du budget universitaire) des universités outre-Rhin. L'État fédéral intervient plutôt pour la partie recherche des universités. La collecte de fonds tiers prend une place de plus en plus importante pour les projets de recherche car les universités allemandes font face à une situation financière difficile.

Ce phénomène est notamment dû au nombre toujours croissant d'étudiants. Ils étaient 2,7 millions en 2014, contre 1,9 million en 2007 ! Toutefois, les prévisions laissent attendre une baisse dans les prochaines années.

Dans la grande majorité des universités publiques allemandes, les étudiants ne payent « que » les frais administratifs. Mais, face aux difficultés financières des Länder, la réapparition des frais de scolarité revient dans le débat universitaire. Ceux-ci avaient été progressivement abandonnés jusqu'en 2014 par les régions face aux vastes manifestations étudiantes.

Dieter Dohmen, qui dirige l'institut de recherche sur l'économie éducative et sociale, estimait, sur les ondes de la radio Deutschlandfunk, qu'« en 2020, nous aurons de nouveau des frais de scolarité pour une partie des études ». De quel montant ? « Je peux très bien m'imaginer que cela soit des sommes autour de 1 500-2 000 € par semestre. »

Sébastien VANNIER, à Berlin.

Italie : la crise touche aussi les facs

L'Université, loin de servir de refuge pour repousser l'entrée dans la vie active, pâtit durement de la crise financière. Le nombre d'étudiants inscrits a chuté de 20 % en dix ans, selon le ministère de l'Instruction publique. En 2013-2014, toutes matières confondues, ils étaient 1,8 million.

Le manque d'opportunités professionnelles à l'issue des cursus universitaires - l'Italie affiche un taux de chômage des jeunes dépassant les 40 % - a, en partie, découragé les étudiants.

La répartition entre universités est inégale. Celles du sud (Pouilles, Calabre, Sicile) sont confrontées à une désaffection croissante au profit de celles du nord, Milan et Turin en tête.

Une réforme fiscale appliquée récemment a privé plus de 20 % des étudiants de leurs bourses d'études attribuées par les régions. L'introduction de la prise en compte du patrimoine immobilier familial dans le calcul du revenu les a rendus pour beaucoup inéligibles aux aides publiques, sans que leurs revenus réels n'aient augmenté.

Les droits d'inscription annuels dépendent de l'université et des revenus de l'étudiant : entre 436 € pour l'université de Potenza (Basilicate) à 1 711 € pour le Politecnico de Milan (universités publiques). L'élite fréquente les universités privées : la Lumsa (catholique), à Rome ; la Bocconi à Milan.


Grande-Bretagne : les droits ont triplé

Le triplement des droits d'inscription dans les universités anglaises n'a pas dissuadé les jeunes Anglais de poursuivre des études supérieures. Ils étaient 2,3 millions d'étudiants en 2013-2014. Et 460 000 ont déposé un dossier d'entrée en 1re année de licence. Les droits atteignent 9 000 £ (12 500 €) par an. Une minorité étudie en Écosse, les droits y étant moins élevés.

Pour financer leurs études, les étudiants empruntent des dizaines de milliers de livres auprès de l'État, à des conditions très peu avantageuses. Le taux d'intérêt est de 3 % au-dessus du taux d'inflation annuelle ! Cependant, les jeunes diplômés ne commencent à rembourser leur emprunt que lorsque leurs revenus dépassent un seuil de 21 000 £ bruts par an (environ 29 000 €).

Jusqu'à présent, le triplement des droits d'inscription n'a pas eu d'impact négatif sur les étudiants les plus désavantagés. D'abord, plus de jeunes de milieux modestes réussissent mieux à l'école que par le passé. Ils sont plus nombreux à être acceptés dans une université.

Par ailleurs, jusqu'à récemment, les étudiants en difficulté pouvaient demander une bourse du gouvernement pour couvrir une partie de leur loyer. Mais, à partir de l'an prochain, ces bourses seront remplacées par des prêts, a annoncé en juin le gouvernement de David Cameron.

 

Source: jactiv.ouest-france.fr

 

A Propos de l'auteur

Théophile HENRY
Consultant en recrutement chez DogFinance

2 commentaires

gabriel  Étienne
Signaler

gabriel Étienne

En France, on est vraiment bien lotis! :)

| Répondre | le 29/09/2015

Michael Epee
Signaler

Michael Epee

ça risque être difficile au UK, à cette allure sur un horizon à long terme.

| Répondre | le 06/10/2015

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