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Publié le 08/11/2019 par

Témoignage : 20 ans à la Société Générale en finance de marché

De Trader à Responsable d’activités en salle de marché, découvrez le parcours d'Arnaud Poix

Témoignage : 20 ans à la Société Générale en finance de marché

1-    Pouvez-vous vous présenter en quelques mots aux membres de Dogfinance ? 

Je m’appelle Arnaud Poix, j’ai 43 ans et je vis actuellement en famille à Hong Kong. Je suis diplômé de l’École Centrale de Lille (Promotion 1999) et je viens de quitter la Société Générale où j’ai effectué toute ma carrière professionnelle en finance de marché ces 20 derniers années. Durant cette période, j’ai été amené à travailler en Europe, aux États-Unis et en Asie en tant que responsable de diverses activités de trading.

 

2-    Pour vous, quelles sont les particularités de la finance de marché ?

Les métiers de la finance de marchés sont très divers et souvent extrêmement spécialisés. Il n’est donc pas évident de faire des généralisations. Cependant, il est courant de considérer c’est un milieu qui exige beaucoup de réactivité et qui peut être stressant : il faut y travailler efficacement et souvent y prendre des décisions rapides. Dans certains postes, il faut pouvoir jongler en quelques secondes avec l’arithmétique d’une transaction sous la pression d’un client, d’un vendeur ou du marché, et ce n’est honnêtement pas fait pour tout le monde. Ceci dit, au sein de la finance de marché, il existe beaucoup de postes en retrait du Front Office qui ne sont pas soumis à un rythme particulièrement ingérable.

Quoi qu’il en soit, c’est un milieu intransigeant : le niveau d’exigence y est grand et la qualité des collaborateurs élevé. On y est donc peu aimable avec la lenteur intellectuelle ou l’indécision chronique.

Pour ceux qui s’y s’épanouissent, la récompense est souvent l’adrénaline du marché et le coté ludique d’une journée de travail souvent imprévisible.

 

3-    Ayant travaillé au sein de la Société Générale depuis 20 ans dans la finance de marché, dans quelles places financières avez-vous travaillé et lesquelles vous ont marqué ?

Mon parcours est atypique car j’ai littéralement multiplié les opportunités, au point d’avoir été en poste trois fois à Paris, deux fois à Tokyo, deux fois à Hong Kong et enfin une fois à New York. Parmi les grandes places financières, ne manquent donc à l’appel dans mon parcours que Londres et Singapour.

Toutes ces expériences ont été enrichissantes mais leur impact respectif a toujours été lié à là où j’en étais dans ma carrière et dans ma vie personnelle.

Je garde ainsi un souvenir inoubliable de mes quatre premières années à Tokyo car elles représentent l’apprentissage du métier de trader et la liberté de vivre à l’autre bout du monde. Mes 3 années aux États-Unis représentent, elles, l’aboutissement d’un rêve, celui de vivre à New York, et qui plus est d’y être trader dans les années d’exubérance d’avant 2008. Hong Kong représente à l’heure actuelle l’endroit idéal pour à la fois poursuivre sa carrière et y élever sa famille dans des conditions quasi-idéales.

L’impact le plus fort d’une expatriation s’exprime de toute façon en dehors du bureau : à travers une nouvelle vie, une autre langue, une autre culture et beaucoup de rencontres. L’aspect « place financière » ne joue donc pas un rôle si déterminant, il s’agit juste d’un créneau horaire particulier dans un monde financier qui ne s’arrête pratiquement pas. Chacun réagira différemment à une expatriation suivant sa situation professionnelle et personnelle.

Pour le dépaysement et sa douceur de vivre, le Japon reste mon pays favori.

 20 ans à la Société Générale - Cartes de visites

4-    Quelles différences voyez-vous entre chaque place financière ?

Les expériences dans la finance de marché dans le monde sont assez « standardisées ». Toutes les salles de marchés se ressemblent de nos jours et on trouve des français aux profils similaires dans toutes les grandes institutions financières du monde (banques, assureurs, asset managers, hedge funds, etc..). Les différences y sont donc minimes quand on parle de l’environnement de travail.

Ce qui change ce sont bien sur les collègues et les clients locaux. Les attentes ne sont pas les mêmes que l’on soit aux États-Unis, au Japon ou en Chine. Les interactions y sont plus ou moins subtiles et l’on n’obtient pas les mêmes choses avec les mêmes moyens. L’aspect culturel est donc important et l’adaptation peut prendre du temps. De façon plus prosaïque, chaque marché financier obéit lui aussi à des règles et des régulations bien spécifiques et il convient donc d’en apprendre le fonctionnement. Ainsi, se familiariser avec tous les marchés de la zone Asie-Pacifique (Japon, Hong Kong, Corée, Taiwan, Australie etc…) nécessite un certain investissement.

La vraie différence entre chaque place est aussi je pense liée à son histoire et sa situation actuelle. Londres ou New York sont de grands centres financiers depuis longtemps, ce sont des marchés matures et solides. Le dynamisme de Hong Kong est lui bien entendu étroitement lié à celui de la Chine. Les marchés plus petits sont beaucoup plus dépendants du cycle économique local ou régional.

Mais la globalisation aidant, les grandes places financières sont maintenant soumises aux mêmes aléas et les différences dans la manière de faire son travail ont eu tendance à s’estomper ces dix dernières années.

 20 ans à la Société Générale - Carte du monde

5-    Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Qu'avez-vous appris de ces difficultés ?

Les premières difficultés lors de mon apprentissage en trading n’ont jamais été théoriques ou académiques, ou même liées à la charge de travail. Elles étaient plutôt d’un ordre nouveau : Comment mieux travailler sous pression ? Quels sont les bons automatismes en situation de stress ? Comment démontrer sa crédibilité au-delà de la simple performance de son activité ?

En tant que manager, cela se complexifie : Comment gérer une équipe ? Comment déléguer des taches qui sont très risquées ? Comment recadrer un trader qui ne suit pas les instructions données ?

J’ai donc beaucoup appris sur moi-même et sur les autres, ce qui parait peut-être surprenant pour des professionnels assis toute la journée devant leur ordinateur. L’aspect psychologique des rapport humains est en fait au cœur du métier de trader, même si les considérations techniques restent indispensables.

Et je ne parle pas des compétences en trading qui ne s’acquièrent qu’avec l’expérience et le temps passer à apprendre de ses mauvaises décisions.

 

6-    Quelle place financière vous a le plus formé et pourquoi ? 

Sans aucun doute, ma première expérience à Tokyo (1999-2003) a été fondamentale.

Commencer sa carrière dans le bureau du Japon a été la meilleure façon d’apprendre le métier de trader et de développer mon ambition : c’était encore l’ère d’une forme d’entreprenariat car la plateforme n’était pas grande, on y était très rapidement indépendant, il fallait tout faire tout seul. On y était ainsi potentiellement promu plus rapidement et on avait un accès direct au management local et international (ce qui n’aurait pas été le cas noyé dans la masse salariale de la salle de marché à Paris).

Je note que ce bon départ n’a été possible que parce que j’étais entouré de collègues talentueux et bienveillants. Il n’est pas donc là pas vraiment question des spécificités de la place financière de Tokyo mais de ce « facteur chance » qu’il est difficile de quantifier (et parfois difficile à reconnaitre). La leçon ici est peut-être qu’il est toujours payant de prendre des risques (l’expatriation en est un) et cela même tôt dans sa carrière.

Au-delà de la place financière, les années 2007 (New York) et 2008 (Tokyo) ont été très formatrices car elles correspondaient aux développements de la crise financière. Tout trader avec des responsabilités significatives durant cette période en garde forcement des souvenirs très forts.

20 ans à la Société Générale

 

7-    Quelles évolutions avez-vous pu observer depuis ces 20 dernières années ? 

Le monde de la finance de marché de nos jours n’a plus grand-chose à voir avec celui des années 90. Sont passées par là quelques crises financières et une régulation omniprésente et parfois pesante. Dans les banques, le trader n’est maintenant plus vraiment au cœur des activités, il en est souvent un simple engrenage. La tendance qui consiste à le remplacer par des ordinateurs n’arrange de toute façon pas son cas.

Dans le même temps, la taille de quelques départements a véritablement explosé : la compliance, le contrôle des risques ou l’informatique. La flexibilité des organisations qui était réelle quand j’ai commencé a presque disparu : il est maintenant bien plus difficile d’y faire bouger les lignes ce qui est un souci pour les banques à l’heure de la Fintech.

D’ordre générale, la finance de marché est une industrie toujours aussi compétitive mais où il sera maintenant surement plus difficile d’y réussir une carrière fulgurante.

 

8-    Quels conseils donneriez-vous à un(e) jeune diplômé(e) voulant intégrer votre monde ?

Chaque parcours est différent. Pour ma part, j’ai suivi celui classique des classes préparatoires scientifiques pour intégrer l’École Centrale de Lille en 1996. C’est en troisième année que j’ai un éclair de lucidité : je réalise que ma vie professionnelle a de grande chance de se jouer avec mon premier emploi. J’ai alors deux aspirations : partir à l’étranger et m’éloigner des métiers de l’industrie pour lesquels je n’ai pas d’affinité particulière. A cette époque les entreprises qui courtisaient le plus habilement les jeunes ingénieurs étaient les sociétés de conseils et d’audit. Partir dans la banque ou la finance était encore un choix assez marginal mais les banques proposaient plus d’opportunités à l’international.

Je décidais donc de commencer ma recherche d’un stage et d’une « coopération » (l’ancien VIE) très tôt en sollicitant toutes les grandes banques françaises. En parallèle, je commençais un DEA de finance pour rendre ma candidature plus crédible. J’ajoutais donc à mon vocabulaire les mots de trader, d’options exotiques ou le nom d’obscures modèles de mathématiques financières.

La Société Générale me proposa six mois de stage à la Défense (mai 1999) et de partir ensuite rejoindre la salle de marché de Tokyo pour 18 mois. J’avais commencé l’étude du Japonais à Centrale et j’étais déjà parti un été là-bas. Je rêvais de finance à New York, ce fut Tokyo.

Il faut donc de mettre toutes les chances de son côté : à la fois sur la qualité des études, son niveau d’anglais ou bien sur la préparation de ses entretiens. Le parallèle avec le trading est là : on ne sait pas à quoi s’attendre exactement mais de façon presque paradoxale, on est quand même prêt.

Mon conseil : travailler la confiance en soi.

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