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Publié le 20/07/2015 par

L’entretien cauchemar : les erreurs à ne pas faire !

L’entretien cauchemar : les erreurs à ne pas faire !

Les conseils sur l’attitude à adopter en entretien d’embauche sont nombreux mais peu d’informations sur les erreurs à ne pas faire sont mises à disposition des chercheurs d’emploi. Cet article, recensant l’expérience de recruteurs, est fait pour vous !

 

Une image non soignée ou non professionnelle

Bien souvent, la tenue vestimentaire à adopter pour se rendre à un entretien pose problème. Faut-il sortir le costume/tailleur de rigueur ? Est-ce que ce n’est pas « un peu trop » ? La réponse est non ! Quelque soit votre entretien, peu importe dans quel type d’entreprise vous postulez, on ne vous reprochera jamais d’être trop bien habillé (vous pouvez cependant jaugez vous-même, tentez de vous acclimater au dress code de l’entreprise). Veillez à privilégier les couleurs sobres. Vous renverrez l’image d’une personne soignée, et soucieuse de l’image professionnelle qu’elle renvoie.

Annabelle Terrier, chargée de recrutement au sein du groupe Novencia précise que « La tenue est effectivement importante pour nous lors de l’entretien. Cependant, plus que la tenue, la façon d’être est primordiale. Nous recrutons des ingénieurs informaticiens qui ne s’habillent généralement pas en costume. Nous sommes donc assez souples lorsque nous recevons les candidats. Cependant, nos collaborateurs sont par la suite amenés à travailler dans des banques d’investissement et donc à changer leurs habitudes vestimentaires. A noter tout de même qu’une personne qui viendrait en entretien de façon négligée influencerait notre prise de décision. »

 

Une attitude éliminatoire

On pense souvent, à tort, que si notre discours est bien préparé l’issue de l’entretien sera forcément positive. Or de nombreux facteurs sont également à prendre en compte.

Si la première impression physique est importante le moment de celle-ci l’est encore plus. Arriver à l’heure, voire 5 ou 10 minutes en avance, reste une règle de bienséance à respecter. Arriver en retard vous fera donc partir d’entrée de jeu avec des points de retard. 

La poignée de main est également un classique à soigner.  Rendez ce geste vivant, rien de pire qu’une poignée de main mole, n’hésitez pas à vous adapter à votre interlocuteur tout en mettant légèrement plus d’énergie que celui-ci (ne lui écrasez pas la main non plus !). Veillez à respecter une certaine distance, positionnez vous ni trop près ni trop loin du recruteur, et regardez bien celui-ci dans les yeux pendant que vous lui serrez la main.

Lors de l’entretien, le langage non verbal est très important et à ne pas négliger. Bien évidemment le sourire, atout numéro un, doit être présent mais naturel. Veillez à bien regarder le recruteur dans les yeux, un regard soutenu (et non dans le vide ou sur ses chaussures) est signe de confiance en soi.  Evitez les gestes parasites, ne touchez pas vos cheveux, votre visage, ne croisez pas les bras (signe de renferment sur soi), ne jouez pas avec votre stylo etc… La meilleure option : posez vos mains sur la table, vous semblerez ainsi calme et concentré.

Solène Depardon, responsable RH du groupe Teknys consulting souligne que  « différentes attitudes peuvent rapidement donner un ressenti négatif aux recruteurs : avoir une attitude nonchalante, être déconcentré par son téléphone, le manipuler, « jouer » avec, être en retard  ou ne pas venir sans prévenir/le faire savoir, ne pas prendre de notes/ ne pas poser de questions, avoir une communication verbale non maitrisée (gestes parasites : bras croisés, tremblements, regard fuyant etc.), s’intéresser au salaire et avantages sociaux dès le départ. »

Madame Terrier, du groupe Novencia,  mentionne une attitude éliminatoire à laquelle elle a été confrontée « Une personne en entretien qui venait avec confiance, elle contredisait mes propos. J’ai fini l’entretien en lui disant qu’on ne pouvait rien lui proposer et surtout rien lui apporter puisqu’à priori elle avait déjà tous les outils en main. »

 

Des questions non appropriées

Bien évidemment,  si vous souhaitez avoir des chances de décrocher le métier de vos rêves il existe un certain nombre de sujets et de questions à ne pas aborder lors d’un premier entretien.

Ne demandez surtout pas quelle est l’activité de l’entreprise, au risque de passer pour un candidat non renseigné et donc non motivé. Renseignez-vous bien auparavant sur internet ou même directement via l’offre d’emploi, vous devez absolument être capable de décrire le cœur de métier de l’entreprise, au minimum !

Durant votre premier entretien évitez d’évoquer le sujet des congés par exemple, l’essentiel étant de prouver votre détermination, parler de vos prochaines vacances peut donc être interprété comme prématuré.

De même, parler des augmentations potentielles, des modalités (type bureau seul ou à plusieurs), tickets restaurants etc… lors du premier entretien est à proscrire.

Mathilde Parmentier, chargée de recrutement du groupe Teknys Consulting, nuance les règles ci-dessus et affirme que « Toutes les questions peuvent être posées à condition qu’elles respectent les us et coutumes.»

 

Les conseils de nos recruteurs :

 « N’oubliez pas, qu’un recrutement c’est un échange gagnant-gagnant,  vous avez besoin du recruteur mais il a également besoin de vous. Notre conseil : Partez dans cet état d’esprit et restez-vous-même tout en ayant bien préparé votre entretien ! »

Solène Depardon & Mathilde Parmentier, pôle RH, Teknys Consulting

« Etre Dynamique, synthétique et sympathique ! »
 Annabelle Terrier, chargée de Recrutement, Novencia

A Propos de l'auteur

Marina Pascarel
Social Media Manager chez Eduniversal

23 commentaires

Membre anonyme
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Membre anonyme

Sans oublier que l'on est en compétition avec d'autre candidats sur le même poste, donc mettre en avant la valeur ajoutée qu'on peut apporter à notre futur employeur.......si toute fois vous avez le profil de l'emploi !!!!

1 | Répondre | le 27/05/2015

Marina Pascarel
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Marina Pascarel

Farida HAMARD : Vous avez raison de le souligner Farida, mettre en avant votre petit plus peut faire une grande différence lors d'un entretien d'embauche!

1 | Répondre | le 27/05/2015

Laurent Stéphane Gay
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Laurent Stéphane Gay

"Arriver à l'heure" :
Je me rappelle d'un entretien où la fréquence de passage des bus était problématique. Résultat : je suis arrivé avec trente minutes d'avance.
Avec du recul, ça me semble évident : j'aurais dû me promener dans le quartier et non pas irriter mon interlocuteur en étant trop en avance.

"l'attitude éliminatoire" :
Deux points me viennent à l'esprit :
- une chaise trop haute / trop basse / inconfortable / qui ne peut pas se régler et ce sont des gesticulations assurées car je me sens mal à l'aise mal assis. Bien m'asseoir me sécurise : je montre une meilleure image de moi-même car je suis ainsi plus ouvert à mon interlocuteur.
- les gestes parasites : le soucis, c'est que je parle avec les mains. Je suis probablement trop dans la démonstration, ce qui n'est pas un point positif. Mais me forcer à les garder sur la table est une contrainte et donc, par extension, une source de stress. J'essaie de dépasser cet état de fait en étant moi-même : "oui, je suis Laurent; j'ai des gestes parasites; j'en ai conscience mais, au final, c'est moi sans fard et sans artifice".

1 | Répondre | le 27/05/2015

Marina Pascarel
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Marina Pascarel

Laurent Stéphane Gay : Merci pour votre retour d'expérience et vos conseils qui sont toujours pertinents et qui, j'en suis sûre, aident bien d'autres membres.

| Répondre | le 27/05/2015

Laurent DARMON
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Laurent DARMON

il est vrai que l'installation du candidat durant l'entretien détermine l'entretien. Un coin de table pour prendre des notes sur un bureau partagé avec le recruteur par exemple. Il tient du bon accueil de proposer un verre d'eau par exemple si l'entretien est long. Les petits gestes de mise en 'confort' sont essentiels dans les deux sens comme souvent puisqu'un entretien c'est d'abord un échange.

| Répondre | le 27/05/2015

Marina Pascarel
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Marina Pascarel

Laurent DARMON : Laurent, vous avez tout à fait raison, il faut pas perdre de vue que l'entretien est un échange gagnant-gagnant, comme le souligne d'ailleurs à juste titre Madame Depardon dans cet article.

| Répondre | le 27/05/2015

Sylvestre TETCHIADA
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Sylvestre TETCHIADA

Farida HAMARD : absolument !

1 | Répondre | le 27/05/2015

Membre anonyme
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Membre anonyme

10 % de la population sont victimes d'hyperhidrose, cela veut dire qu'ils ont les mains moites dès que la température atteint les 24 ° et dès qu'ils font le moindre effort physique...
Ces gens à écouter les conseils des recruteurs n'ont pas le droit de travailler : au début de l'entretien, ils ne peuvent présenter une main sèche à leur hôte (malgré les conseils de tenir une bouteille gelée avant, de s'essuyer juste avant - discrétion assurée...). Essayez de plonger une éponge dans l'eau, de l'essorer et deux minutes après de la trouver sèche. Rien n'y fera, quelle que soit votre stratégie, vous la trouverez humide.
Pendant l'entretien, ils ne peuvent poser les mains sur la table, sans laisser d’horribles marques sur son plateau. Au mieux, ils peuvent les poser à l'endroit sur leurs jambes, sinon ils les posent à l'envers pour ne pas tremper leur vêtement. Ça fait cruche, eh oui, mais quoi faire d'autre ?
J'ai rencontré un jour, une idiote qui en 5 minutes m'a boulée d'un entretien alors que j'étais présentée par une entreprise d'intérim, au motif que je n'étais pas sûre de moi (j'ai eu le retour par l'entreprise d'intérim, elle, s'est contentée de me dire que je ne serai pas capable de remplir les tâches du poste, alors que je venais de faire exactement le même travail pendant 4 mois). Mme Soleil a dû croire que j'avais la main moite par peur du grand méchant loup. De toute façon, une psycho-rigide, c'est un mauvais patron, mais si j'avais eu faim, cela m'aurait fait mal au cœur de perdre une chance d'avoir un job à cause de mes mains. J'ai un travail où je n'ai pas de contact avec la clientèle donc mes mains ne gênent que moi-même et l'humain s'habitue à tout, même, à avoir les mains moites.
Mon patron actuel a découvert, ce particularisme, après neuf mois de présence, c'est que ce ne doit pas être si gênant pour travailler lorsque les gens ont un minimum d'ouverture d'esprit.

Un bon entretien, c'est déjà vérifier le CV des candidats, avant leur venue, leru demander d'apporter leurs diplômes, leur faire passer des tests techniques efficaces et ne pas se fier qu'aux apparences. Parce que si les apparences suffisaient, il n'y aurait pas tant de patrons qui regrettent certaines embauches. Ensuite, pendant l'essai, mettre rapidement la personne en situation classique pour se faire une vraie idée de ses compétences de départ, c'est utile.
Savoir ce dont on a besoin, c'est primordial. Lors d'un entretien d'embauche, dans les années 30, mon grand-père, très mauvais en orthographe, a dû prévenir son futur employeur qu'il ne pourrait pas remplir les fiches pour faire les factures. Mais c'était un très bon mécanicien, son nouveau patron lui a dit qu'il suffisait qu'il gribouille sur un bout de papier les pièces utilisées et le temps passé et que lui, se chargerait de remplir ses fiches pour la comptable... Cet homme ne cherchait pas un mouton à 5 pattes mais un bon mécano, capable de réparer les machines de ses clients.

1 | Répondre | le 27/05/2015

MARIE HORTENCE GNIGA
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MARIE HORTENCE GNIGA

Merci pour cet article et vos conseils. C'est vraiment gentil d'y avoir pensé.
Je tacherai de les mettre en pratique.

1 | Répondre | le 27/05/2015

Marina Pascarel
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Marina Pascarel

Mathilde COLONNA : Mathilde, merci de partager votre expérience et votre histoire très intéressante. Vous renvoyez un message d'optimisme fort, bien entendu en étant face à des recruteurs un minimum ouverts d'esprits et en tirant avantages de nos difficultés, rien n'est impossible et vous en êtes la preuve.

Vous précisez qu'"un bon entretien, c'est déjà vérifier le CV des candidats (...) ne pas se fier aux apparences", bien entendu cet article ne le précise pas mais la formation, l'expérience, et les compétences seront toujours valorisés bien au delà de la cravate ou du tailleur que vous portez, entendons nous bien, cet article est là pour vous faire part des légers plus qui peuvent faire la différence lors d'un entretien, et vous aider à mettre toutes les chances de votre côté en vous donnant confiance en vous sur ce qu'il est "bon" de faire, ou non.

| Répondre | le 28/05/2015

ROMAIN FOMAT TCHINDA
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ROMAIN FOMAT TCHINDA

ces conseils sont d'une importance capital surtout pour ceux qui aspire à des postes de responsabilité dans de grandes entreprises ou des Multinationales. n;oublions pas que les perceptions des recruteurs ou des interlocuteurs restent subjectives et dépendent du type d'entreprise. par exemple, L'attitude qu'attendrait un patron d' un candidat ne saurait jamais être la même que celle recherché par un DRH ou un DAF.
Il serait tres judicieux de donner des conseils en faisant un distinguo de l'entretien avec le patron et celui avec les Chefs de département ou directeurs. Le patron recherche un employé alors que les autres cherchent des collaborateurs

1 | Répondre | le 28/05/2015

Martine
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Martine

Après lecture de votre texte : "Madame Terrier, du groupe Novencia, mentionne une attitude éliminatoire à laquelle elle a été confrontée « Une personne en entretien qui venait avec confiance, elle contredisait mes propos. J’ai finis l’entretien en lui disant qu’on ne pouvait rien lui proposer et surtout rien lui apporter puisqu’à priori elle avait déjà tous les outils en main. » " je vous informe que vous êtes recalé au test d'orthographe. En effet il fallait écrire "J'AI FINI" , sans S à la fin du mot "fini"

| Répondre | le 28/05/2015

djamel serbah
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djamel serbah

merci pour ces coenseils.

1 | Répondre | le 28/05/2015

Céline GORSKI-LATIERE
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Céline GORSKI-LATIERE

Article très intéressant quant aux conseils donnés et attitudes à adopter face au recruteur. Mais je reste au demeurant toujours perplexe quant aux réactions des recruteurs. Etant actuellement salariée je suis cependant en recherche active et ai passé plusieurs entretiens. N'ayant donc rien à perdre par rapport à d'autres candidats, j'étais à chaque fois très détendue lors de ces entretiens et mon profil professionnel en parfaite adéquation avec le profil recherché. Donc, de façon très pragmatique : si j'ai les compétences pour l'employeur et si ses conditions de travail me conviennent pourquoi toujours conclure l'entretien par un "je vous rappelle" sans le faire pour autant ! Le mouton a 5 pattes n'existe pas et pourtant tous les recruteurs le cherchent ! Je vois des annonces (auxquelles j'ai postulé du reste !) perdurer sur plus de 6 mois ! Une vacance sur un poste comptable d'une telle durée est pourtant catastrophique. Je pense que tous les conseils sus visés ne suffisent malheureusement pas, et qu'aujourd'hui l'entretien d'embauche est une véritable "opération séduction", ce qui est bien dommage car à ce niveau là, malgré les compétences professionnelles, on n'est pas tous égaux. M

2 | Répondre | le 28/05/2015

Céline GORSKI-LATIERE
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Céline GORSKI-LATIERE

fin de mon post coupé !. Je voulais terminer par : Merci.

1 | Répondre | le 28/05/2015

Lahcene BELKHELLADI Lahcene
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Lahcene BELKHELLADI Lahcene

Merci pour les conseils

1 | Répondre | le 29/05/2015

MM Serend
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MM Serend

Arriver en retard n'est pas un réel souci : tant que vous prévenez et que cela est un retard justifiable (panne de voiture, souci de fréquence de transports en commun...) cela peut passer. Tant que l'on reste dans le raisonnable, bien entendu.

Ensuite, l'entretien n'est PAS un processus gagnant-gagnant.
En tous cas, pas toujours.
En société de service, par exemple, on vous fait venir pour voir votre tête, vous laisser présenter votre parcours, et vous dire que l'on va transmettre votre dossiers aux vrais décideurs. C'est le "RH 1" - ou comment perdre 4 heures (1h de préparation, 1 h de transport aller + retour,, 1h d'entretien, quand ce n'est pas seulement 20-30 minutes) de sa vie pour rien.La vérité est que les jeunes "ingénieurs commerciaux" comme on les nomme doivent justifier de leurs activités journalières et faire passer des entretiens car ils sont objectivés dessus : ils doivent en faire un certain nombre pour être tranquilles avec leur direction.
Du coup, eux attendent tranquillement le prochain candidat dans leurs bureaux pendant que vous perdez 4 heures et beaucoup d'espoir.
La solution ? Demander à rencontrer un manager au premier entretien, un décideur et pas seulement un pousse papier. Ou refuser l'entretien.
Je l'ai fait mais cela demande d'avoir une certaine aisance à détecter les objectifs de l'interlocuteur - un indice : si la personne se refuse à vous décrire le poste par téléphone et insiste pour vous rencontrer pour le présenter en face à face. Ou bien si la personne n'est pas en mesure de vous décrire précisément le poste et vous annonce que le poste sera définit en fonction des résultats de l'échange en face à face. Là vous savez que l'on vous propose un RH 1 et pas un "vrai" entretien d'embauche.

Dans un contexte de crise économique, pas simple de refuser les RH 1, mais parfois il vaut mieux car au final, le seul gagnant véritable est l "ingénieur commercial" qui lui attend tranquillement que vous veniez, en sirotant son expresso, tandis que vous allez stresser de peur d'arriver en retard et que vous vous mettez sur votre 31 pour être bien habillé. De plus en plus, on ne vous offrira justement pas de verre d'eau (encore moins de café >_<) et on se permettra même d'arriver en retard pour vous récupérer à l'accueil alors que vous avez réussi de votre coté à être à l'heure, voire en avance...

Donc mon conseil ; faites le tri et surtout posez des questions au moment de la prise de contact téléphonique, challengez l'interlocuteur et s'il ne peut pas répondre, demander à parler à / rencontrer une personne qui saura vous répondre.Cela est d'autant vrai à partir du moment où vous avez un peu d'expérience : il est étrange de se faire interviewer par une personne qui vient tout juste de décrocher son diplôme (ou pire encore un/une stagiaire) quand vous avez déjà quelques années d'expérience sous le capot... Ce n'est pas sérieux, mais cela vous donne une idée sur le type d'entretien "gagnant-pas gagnant" que l'on peut avoir - et surtout éviter.

Et renseignez vous sur l'entreprise en termes de taille : si c'est une grosse société, vous aurez surement affaire à des RH 1 (puis 2, puis 3, puis...) donc prenez votre mal en patience et surtout : prenez un ticket...

1 | Répondre | le 08/06/2015

MM Serend
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MM Serend

Martine LENOURRY : à mon sens ce commentaire n'est pas utile - faire des fautes de frappe arrive aux meilleur(e)s d'entre nous et cela n'apporte aucun complément à la conversation.

1 | Répondre | le 08/06/2015

Laurent Stéphane Gay
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Laurent Stéphane Gay

MM Serend :
Par extension, il faut généraliser vos anecdotes à l'évolution délirante de la fonction RH et de ses exigences déconnectées de la réalité.

Ainsi, j'ai toujours été estomaqué par le processus de recrutement pour un CDD de quelques mois. Une première sélection par téléphone avec la DRH du siège social, une seconde sélection par téléphone avec le responsable de service, puis les tests, puis l'entretien physique. Le démagogue vous répondra que ce processus de recrutement vous sert à démontrer si vous avez l'étoffe d'un guerrier dans un monde du travail de plus en plus exigent et compliqué. Personnellement, je ne suis pas sûr de vouloir travailler pour une entreprise qui ne sait pas aller à l'essentiel dans ces process.

Pour cette entreprise d'assurances (CDD de quelques mois), on m'avait demandé de passer des tests d'assimilation, de logique, d'orthographe, de grammaire. J'ai raté la logique. Associer des petits ronds avec des petits carrés et des petites croix peut être amusant dans d'autres contextes. La conclusion a été rude : "vous avez raté l'exercice de logique donc vous ne savez pas vous adapter, ce qui est quand même un critère primordial si vous souhaitez travailler dans le recouvrement".
J'ai bossé avec réussite dans la vente d'espaces pub, l'épargne retraite, les OPCVM, le recouvrement (produit crédit conso), le recouvrement (pour un avocat) et, donc, j'aurais un problème d'adaptation ?!

Ce groupe pionnier en génétique (CDD de 6 mois) me fait passer des tests d'intelligence émotionnelle. Les résultats ne sont pas bons : je serais quelqu'un de stressé, de colérique, qui ressasse le passé. Le test a mis dans le mille : le chômage m'a fait devenir ainsi. Mais nous sommes en plein dans la quadrature du cercle : je dois travailler sur moi, réapprendre à me valoriser, ne pas subir le chômage comme une fatalité. Je serais ainsi plus détendu en entretien. Mais, d'un autre côté, pour que le stress me quitte, il faut que je retrouve la confiance d'un employeur. Je m'apprête à devoir me battre sur ces points faibles et j'ai la surprise de tomber sur un interlocuteur qui fait sa propre cuisine avec les résultats du test pour me trouver des points faibles qui n'étaient nullement présents : ainsi, elle m'annonce qu'elle me perçoit comme quelqu'un qui ne saurait pas travailler en équipe. J'ai le bon sens de lui répondre : "Le test dit que je serais un bon collaborateur qui ne cherche pas à dominer les autres et qui aime travailler en équipe. Personnellement, j'ai adoré travailler en open-space; j'ai appris des personnes autour de moi". Là, elle n'a pas su justifier son point de vue et a changé de sujet.

En conclusion, les exigences délirantes et déconnectées de la réalité viennent la plupart du temps de jeunes personnes qui sortent de leur formation RH et qui n'en ont retenu que de la psychologie de comptoir new age. La RH a fait énormément de mal à l'emploi. On ne recrute plus une personne sur son potentiel ou sur ce qu'il peut savoir. On ne donne plus la chance à des personnes qui ont du bagout, du feeling (et qui l'ont prouvé) mais pas les diplômes. On réserve l'emploi à des communicants, des gens qui ont de la théorie à revendre mais qui s'écroulent lorsqu'ils sont confrontés à la pression
du monde du travail (un directeur d'une agence d'une grande banque française, qui souhaitait me recruter, en a fait la cruelle expérience auprès de son siège social : "il est hors de question de donner un salaire "école de commerce" à un bac +2 aussi bon soit-il. Choisissez quelqu'un d'autre.")

En France, on a du boulot pour nous améliorer - ce n'est pas réellement celui-là que l'on aurait souhaité.

2 | Répondre | le 08/06/2015

Céline GORSKI-LATIERE
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Céline GORSKI-LATIERE

Merci pour votre article avec lequel je suis tout-à-fait d'accord. Au lieu d'aller chercher "le pourquoi du comment" on ferait mieux de se fixer sur les qualités professionnelles d'un salarié. Pour la petite histoire ma dernière période de chômage remonte à 20 ans. Certes le marché du travail n'était pas le même qu'aujourd'hui mais je me souviens n'avoir pas eu le temps de finaliser mon dossier d'inscription aux "anciens Assedics" que j'avais déjà retrouvé un poste de secrétaire : à la suite de l'entretien (et d'un test !) on m'a simplement demandé si je voulais commencer dès le lendemain pour un essai d'un mois renouvelable. J'ai fait mes preuves, et j'y suis restée 8 ans ! Mais effectivement il n'y avait pas dans l'entreprise de service RH car cela n'existait pas. Aujourd'hui malheureusement à trop vouloir bien faire (car j'ose espérer que ces recruteurs veulent bien faire !) on finit par perdre l'essentiel.

1 | Répondre | le 09/06/2015

Ficria BEN HADDOU
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Ficria BEN HADDOU

Bonjour à tous,

Je me permet de rebondir sur quelques-uns de vos témoignages, notamment sur le rôle de la fonction RH et ses process de recrutement lourd.
Je comprend qu'en tant que candidat il est frustrant de devoir passer par plusieurs entretiens avant de décrocher un emploi (entretien téléphonique, RH, opérationnel, avec le responsable de service, voir même dans certains cas des tests techniques etc.).

Néanmoins le recrutement des collaborateurs est devenu un enjeu crucial pour l'entreprise. Or, un mauvais recrutement à des conséquences désastreuses: besoins de l'entreprise non comblé, perte de temps et d'argent, une surcharge de travail pour l'équipe en place ...

C'est ce qui pousse aujourd'hui, le recruteur à sécuriser ses recrutements au maximum.

| Répondre | le 10/06/2015

Laurent Stéphane Gay
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Laurent Stéphane Gay

Ficria BEN HADDOU :

"C'est ce qui pousse aujourd'hui, le recruteur à sécuriser ses recrutements au maximum."

L'emploi du mot "sécuriser" laisse à entendre qu'il y a une correction à apporter à un manque évident. Je ne pense pas que, dans les années 2000, les entreprises aient démontré d'un quelconque manque de flair afin de dénicher des talents.

Alors, certes, la crise est passée par là. Je lisais une interview d'un cabinet RH expérimenté. Pour lui, le candidat, en temps de crise, doit notamment :

- avoir une liste de référents qui le recommandent. Je passerais volontiers sur l'hypocrisie de ce genre de liste (1/ comment la qualifier ? : c'est un appel de plein-pied au népotisme. 2/ "être recommandé" est l'antithèse de la précarité de l'emploi (anecdote personnelle : un fichier de 250 000 euros que j'ai recouvert lors d'un CDD. "Très bien, Laurent, très bon boulot." "Merci, je peux avoir une recommandation ?" "ah non, ton contrat était trop court.") )

En hors sujet, je noterais également que la réciprocité n'est pas de mise : alors que les contrôles de Pole Emploi s'accentuent, les entreprises rechignent trop souvent à fournir des justificatifs / convocations d'entretien.

- le diplôme & l'expérience adéquate. Il n'existe donc point de passerelles entre les métiers ? Ne sommes-nous pas en crise, ce qui nécessite de nous réadapter et d'être polyvalent ? Quant au diplôme, admettons-le une bonne fois pour toute : il ne sert qu'à établir une grille de salaires.

Revenons à notre cabinet RH qui, malheureusement, ne dévoile pas sa façon de travailler. J'aurais aimé savoir comment il déniche le potentiel, comment il va chercher derrière le formalisme de l'entretien la petite étincelle d'originalité et de talent chez le candidat. Aucune trace de tout cela.

Pardonnez-moi - je retire ce que j'ai dit. L'interview nous apprend parfaitement comment ce cabinet RH travaille : il préfère le manque de fiabilité de la liste de recommandations à la veille sur le personnal branding. Un diplôme et le prestige de l'école l'ayant délivré sécuriseront bien plus notre cabinet RH qu'un autodidacte qui montre des capacités supérieures à la moyenne en terme de réactivité et d'adaptation.

Par "sécuriser le recrutement", moi, j'entends "mettre des barrières". Se couper de l'authenticité des candidats, si elle peut être compréhensible sur une question de temps et d'argent pour l'entreprise, ne peut que transformer le recrutement en une science encore moins exacte et égalitaire qu'à l'accoutumée.



| Répondre | le 10/06/2015

sylvie marthinet
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sylvie marthinet

Bonjour Laurent !! Vous êtes au taquet !! Toujours aussi pertinent bon retour parmi nous, vous m'avez manqué. Ne soyez pas si dur, Les RH sont commissionnés tout le monde le sait, les DRH sont différents, la psychologie, le management sont maitriser. Il y a Beaucoup de Faux BTS en circulation, alors oui un autodidacte peut convenir. J'ai une amie qui travaille avec un faux diplôme depuis 15 ans !!! Vive le BTS...

1 | Répondre | le 28/09/2015

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