"Beaucoup de jeunes diplômés font encore l’erreur du débutant en omettant de se renseigner sur l’entreprise, sur son secteur d’activité ou sur leur interlocuteur", note Ludivine Tabart, manager marketing chez CareerBuilder. Or, tout se joue dans la préparation de l’entretien d'embauche. "Rien n’énerve plus un recruteur que quelqu’un qui arrive en mode touriste", confirme Olivier Fécherolle, directeur général Stratégie & Développement chez Viadeo, qui rappelle l’importance d’Internet et des réseaux sociaux pour bien se préparer.

Mettre en avant ses compétences
Vous avez davantage d’expérience que vous ne le pensez : "Même un stage ou un job d’été vous auront permis de développer votre esprit d’équipe et d’appréhender le mode de fonctionnement de l’entreprise", assure Valérie Gagnardeau-Rehm, de l’Apec. L’idéal est de démontrer votre adéquation avec le poste à travers des exemples concrets. "Le recruteur est capable de comprendre que vous ayez quitté une entreprise au bout de huit mois, tant que vous êtes logique et cohérent", souligne Olivier Fécherolle. Pour cela, entraînez-vous à présenter les grandes lignes de votre parcours en une quinzaine de minutes. Le secret ? Ne pas entrer trop dans le détail, tout en restant cohérent.

 

Montrer son intérêt
N’hésitez pas à poser des questions à votre interlocuteur, voire à apporter la fiche de poste avec vous : quels seront les missions associées à vos fonctions, les facteurs de réussite ou encore votre rattachement hiérarchique ? "Bien vu par les recruteurs, l’exercice démontre que vous vous intéressez à l’entreprise et vous permettra de déterminer si c’est bien l’environnement dans lequel vous souhaitez travailler", explique Valérie Gagnardeau-Rehm.

Veiller à sa présentation
S’il n’est pas toujours obligatoire de porter un costume-cravate le jour J, quelques règles de base demeurent. Oubliez le chewing gum, les baskets troués ou le pantalon taché… D’après une étude du site américain CollegeAtlas.org, 33 % des recruteurs déclarent que tout se joue dans les quatre-vingt-dix premières secondes d’un entretien d'embauche. "Le but n’est pas de se déguiser, mais d’être à l’aise par rapport à son apparence", rappelle Ludivine Tabart.