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Publié le 12/03/2012 par

La devise républicaine française "Liberté, Egalité, Fraternité" mise à mal

 

Cedernières semaines ont été marquées par une envolée des indices actions des pays développés, pays émergents et des prix des matières premières.
Analysons désormais froidement les faits:
- Mario Draghi, ancien camarade de jeu chez Goldman Sachs d'hélicoptère Ben, en vient à inonder les banques de liquidités. Formidable peut-on se dire, en tout cas sur le papier. De l'argent prêté à 1% sur 3 ans aux banques en échange, notamment, de leur participation aux émissions de dettes publiques.
En réalité, les banques européennes n'ont jamais autant déposé d'argent (rémunénéré à 0,25%) dans les coffres de la BCE (plus de 780 mlds d'euros) que ces derniers jours. En clair, le résultat est que désormais notre monnaie risque avec le temps de devenir une monnaie de singe, que les banques perdent de l'argent en empruntant à 1% et en déposant à 0,25 et que le marché interbancaire européen se paralyse à nouveau. 
- La politique de Mario Dragui a au moins eu pour effet de détendre les taux à 10 ans en Italie et en Espagne, pourrait-on dire. Mario Draghi mériterait tout de même son surnom de super Mario. Là aussi la réalité diffère et un homme ausi experimenté que Monsieur Draghi devrait désormais savoir que l'être humain est, la plupart du temps, uniquement guidé par son intérêt et de sucroît de manière immédiate. Pour preuve, le résultat de la baisse des taux du 10 ans espagnol a soudain ranimé les pulsions dépensières des dirigeants espagnols. Monsieur Baroso envisage désormais des sanctions financières à l'égard de l'Espagne. La situation serait beaucoup plus claire si les taux à 10 ans en Espagne étaient à 13% comme pour le Portugal. Cela aurait l'avantage d'empêcher enfin le recours à l'endettement.
La morale de cette petite histoire est qu'à trop vouloir aider les autres, on finit par les enfoncer, sans parler de sa propre crédibilité qui est mise à mal.
 
Bien sûr, un pays comme la France n'est pas concerné par ces sanctions financières à venir envers l'Espagne même si la France a fait partie des premiers pays à désobéir au pacte de stabilité. 
A l'approche des élections présidentielles en France, on dirait qu'il ne reste plus que deux mots dans le vocabulaire des Français. Hollande ou Sarkozy'
Qu'on s'en réjouisse, nos élections suscitent l'intérêt de bon nombre de pays étrangers dans le monde. Susciter l'intérêt ne signifie pas pour autant inspirer...
La France est un pays qui se targue de promouvoir la liberté, l'égalité et la fraternité à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières.
La fraternité tout d'abord. De quelle fraternité parle t-on' Sûrement de celle consistant à toujours faire plus de dépenses et donc à sans cesse augmenter le fardeau de la dette pour combler les inégalités. Mais a trop vouloir favoriser la fraternité sur le court terme, on ne se rend pas compte, que sans accompagner ces mesures de réformes structurelles, c'est l'effet inverse qui se produit. En effet, que va dire un père ou encore mieux un grand-père a son petit-fils lorsque ce dernier lui demandera dans 10 ans, pourquoi il a du mal à trouver du travail et surtout pourquoi il est assuré de ne pas toucher de retraite' J'aime mieux ne pas être à la place de grand-père ce jour là. Si la solidarité consiste à sacrifier les générations futures, alors on s'écarte fortement de la véritable solidarité, celle qui consiste le plus simplement du monde et sans artifice, à venir en aide aux plus démunis.
 
Tout ça n'est pas si grave après tout, il reste toujours le mot liberté et égalité dans la devise républicaine.
La liberté est un trésor à conserver. Mais de quelle liberté parle t-on' Si l'on parle ici de la liberté d'opinion, de la liberté civile, de la liberté de mouvement, de conscience, de religion, de mouvement, d'expression ou encore de la liberté contractuelle, alors oui, il faut continuer dans cette voix et inciter d'autres pays moins démocratique à en faire de même. En revanche, nous sommes en train de perdre un bien précieux qu'est celui de la liberté économique. A entendre nos politiques de droite comme de gauche, on se met à penser que la France a des marges de manoeuvre budgétaire. Que la réduction des dépenses doit au maximum être égale à l'augmentation de nouvelles dépenses peut-on entendre dans le discours de nos politiques. Mais il suffit de voir les récents évènements en Grèce et en Italie. Pour la première fois en Europe et depuis la seconde guerre mondiale, ce sont les marchés financiers et non le peuple  qui ont décidé des responsables politiques à changer, allant jusqu'à imposer des remplaçants. En France, nous sommes sur le point de perdre notre liberté financière. Dans ce contexte, que la gauche ou la droite sorte, peu importe...
 
 
L'Egalité en Droit nous fait penser à l'égalité devant la loi, l'égalité sociale, l'égalité des chances et l'égalité des races. Or, ici aussi et de par notre irresponsabilité budgétaire, nous tendons à accroître ces inégalités. Prenons l'exemple d'un jeune issu d'une famille cultivée et détenteur d'un patrimoine important avec celui d'une personne dont les parents sont endettés et ne parlent que le langage de la violence. Dans un pays qui a des marges de manoeuvre budgétaire il est possible de corriger quelque peu ces inégalités criantes. Favoriser l'éducation dans certains quartiers, favoriser les PME qui emploient des élèves issus de ZEP par exemple. Mais dans un monde qui nous échappe, puisque dicté par les marchés financiers, nous laissons encore plus les inégalités se creuser. 
 
Quand on entend parler du rêve français, on comprend justement que ce n'est qu'un rêve et que la réalité est bien différente. Mais ce qui extrêmement grave est qu'on porte désormais de plus en plus atteinte à nos grands principes républicains que sont la Liberté, l'Egalité et la Fraternité et ce sans même en prendre en conscience.

Ces dernières semaines ont été marquées par une envolée des indices actions des pays développés, pays émergents et des prix des matières premières.

 

Analysons désormais froidement les faits:

- Mario Draghi, ancien camarade de jeu chez Goldman Sachs d'hélicoptère Ben, en vient à inonder les banques de liquidités. Formidable peut-on se dire, en tout cas sur le papier. De l'argent prêté à 1% sur 3 ans aux banques en échange, notamment, de leur participation aux émissions de dettes publiques.

En réalité, les banques européennes n'ont jamais autant déposé d'argent (rémunénéré à 0,25%) dans les coffres de la BCE (plus de 780 mlds d'euros) que ces derniers jours. En clair, le résultat est que désormais notre monnaie risque avec le temps de devenir une monnaie de singe, que les banques perdent de l'argent en empruntant à 1% et en déposant à 0,25 et que le marché interbancaire européen se paralyse à nouveau. 

- La politique de Mario Dragui a au moins eu pour effet de détendre les taux à 10 ans en Italie et en Espagne, pourrait-on dire. Mario Draghi mériterait tout de même son surnom de super Mario. Là aussi la réalité diffère et un homme ausi experimenté que Monsieur Draghi devrait désormais savoir que l'être humain est, la plupart du temps, uniquement guidé par son intérêt et de sucroît de manière immédiate. Pour preuve, le résultat de la baisse des taux du 10 ans espagnol a soudain ranimé les pulsions dépensières des dirigeants espagnols. Monsieur Baroso envisage désormais des sanctions financières à l'égard de l'Espagne. La situation serait beaucoup plus claire si les taux à 10 ans en Espagne étaient à 13% comme pour le Portugal. Cela aurait l'avantage d'empêcher enfin le recours à l'endettement.

La morale de cette petite histoire est qu'à trop vouloir aider les autres, on finit par les enfoncer, sans parler de sa propre crédibilité qui est mise à mal.

 

Bien sûr, un pays comme la France n'est pas concerné par ces sanctions financières à venir envers l'Espagne même si la France a fait partie des premiers pays à désobéir au pacte de stabilité. 

A l'approche des élections présidentielles en France, on dirait qu'il ne reste plus que deux mots dans le vocabulaire des Français. Hollande ou Sarkozy'

Qu'on s'en réjouisse, nos élections suscitent l'intérêt de bon nombre de pays étrangers dans le monde. Susciter l'intérêt ne signifie pas pour autant inspirer...

La France est un pays qui se targue de promouvoir la liberté, l'égalité et la fraternité à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières.

 

La fraternité tout d'abord. De quelle fraternité parle t-on' Sûrement de celle consistant à toujours faire plus de dépenses et donc à sans cesse augmenter le fardeau de la dette pour combler les inégalités. Mais a trop vouloir favoriser la fraternité sur le court terme, on ne se rend pas compte, que sans accompagner ces mesures de réformes structurelles, c'est l'effet inverse qui se produit. En effet, que va dire un père ou encore mieux un grand-père a son petit-fils lorsque ce dernier lui demandera dans 10 ans, pourquoi il a du mal à trouver du travail et surtout pourquoi il est assuré de ne pas toucher de retraite' J'aime mieux ne pas être à la place de grand-père ce jour là. Si la solidarité consiste à sacrifier les générations futures, alors on s'écarte fortement de la véritable solidarité, celle qui consiste le plus simplement du monde et sans artifice, à venir en aide aux plus démunis.

 

Tout ça n'est pas si grave après tout, il reste toujours le mot liberté et égalité dans la devise républicaine.

La liberté est un trésor à conserver. Mais de quelle liberté parle t-on' Si l'on parle ici de la liberté d'opinion, de la liberté civile, de la liberté de mouvement, de conscience, de religion, de mouvement, d'expression ou encore de la liberté contractuelle, alors oui, il faut continuer dans cette voix et inciter d'autres pays moins démocratique à en faire de même. En revanche, nous sommes en train de perdre un bien précieux qu'est celui de la liberté économique. A entendre nos politiques de droite comme de gauche, on se met à penser que la France a des marges de manoeuvre budgétaire. Que la réduction des dépenses doit au maximum être égale à l'augmentation de nouvelles dépenses peut-on entendre dans le discours de nos politiques. Mais il suffit de voir les récents évènements en Grèce et en Italie. Pour la première fois en Europe et depuis la seconde guerre mondiale, ce sont les marchés financiers et non le peuple  qui ont décidé des responsables politiques à changer, allant jusqu'à imposer des remplaçants. En France, nous sommes sur le point de perdre notre liberté financière. Dans ce contexte, que la gauche ou la droite sorte, peu importe...

L'Egalité en Droit nous fait penser à l'égalité devant la loi, l'égalité sociale, l'égalité des chances et l'égalité des races. Or, ici aussi et de par notre irresponsabilité budgétaire, nous tendons à accroître ces inégalités. Prenons l'exemple d'un jeune issu d'une famille cultivée et détenteur d'un patrimoine important avec celui d'une personne dont les parents sont endettés et ne parlent que le langage de la violence. Dans un pays qui a des marges de manoeuvre budgétaire il est possible de corriger quelque peu ces inégalités criantes. Favoriser l'éducation dans certains quartiers, favoriser les PME qui emploient des élèves issus de ZEP par exemple. Mais dans un monde qui nous échappe, puisque dicté par les marchés financiers, nous laissons encore plus les inégalités se creuser. 

 

Quand on entend parler du rêve français, on comprend justement que ce n'est qu'un rêve et que la réalité est bien différente. Mais ce qui extrêmement grave est qu'on porte désormais de plus en plus atteinte à nos grands principes républicains que sont la Liberté, l'Egalité et la Fraternité et ce sans même en prendre en conscience.

A Propos de l'auteur

Marc RUSTENHOLZ
Conseiller en gestion de patrimoine chez LCL

2 commentaires

Membre anonyme
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Membre anonyme

D'une l'égalité n'a jamais existé. De deux la liberté, hmmm... avec la censure des médias??? J'en doute... Et la fraternité, c'est la blague du siècle, quand on voit les riches qui dès qu'on parle des les taxer quitte la France ou bien alors les passant qui regarde un SDF sans ne serait-ce que penser à l'aider...
Quel beau pays... Et vive la France..... ou pas.

| Répondre | le 12/03/2012

Nidal Bouselsal
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Nidal Bouselsal

Je ne comprends pas très bien l'esprit de cet article: est-ce que son auteur reproche le pouvoir excessif des marchés financiers qui sanctionnent les politiques économiques des pays (notamment budgétaires et monétaires) ou est-ce qu'il s'attaque à une politique budgétaire généreuse (pour des raisons de cohésion sociale en théorie) car ils envoient la France au casse-pipe face au pouvoir des marchés financiers?
On ne peut servir Dieu et Mamon... Car la notion d' "irresponsabilité budgétaire", utilisée par l'auteur de l'article, n'a de sens que sous le prisme d'une réponse immédiate des marchés financiers. Est-ce la loi des marchés financiers ou la permissivité budgétaire qui sont la source de la négation de la "Liberté, Égalité, Fraternité"?

| Répondre | le 27/03/2012

Membre anonyme

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