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Publié le 08/08/2011 par

La Finance et ses excès

Un cuivre à 3 000 dollars début 2009 et maintenant à près de 10 000 dollars, une once d'or à 1 000 dollars fin 2009 et désormais à plus de 1 600 dollars, un taux de rendement des obligations italiennes à 10 ans qui passe de 4% environ en 2009 à plus de 6% actuellement...et les exemples de ce type peuvent se multiplier.


Le point commun de toutes ces illustrations est la forte volatilité et l'extrême nervosité des marchés ces deux dernières années. Or, cela est extrêmement inquiétant. En effet, dans le cas du cuivre, il faut y voir des anticipations sur la croissance économique mondiale puisque le cuivre est considéré comme l'un des baromètres les plus fiables. Malgré ces anticipations de bonne facture, car le cuivre a pris plus de 200% en 2 ans, le cours de l'once d'or a également bondi, signe dans le cas présent d'une défiance généralisée et d'une perte de confiance grandissante des investisseurs mondiaux. Le 2 août 2011, l'indice SMI (indice suisse) reculait de plus de 4% suite notamment au nouveau record établi par le franc suisse par rapport à l'euro, renchérissant de facto le coût des exportations de multinationales à l'instar de Richemond ou Novartis. Enfin, il coûte désormais plus de 50% plus cher à un pays comme l'Italie d'emprunter sur les marchés par rapport à l'année 2009. Ces exemples sont éloquents et traduisent la nervosité des opérateurs de marché qui n'hésitent pourtant pas à déstabiliser jusqu'aux limites les plus éprouvées, indices de références et monnaies réputées stables. 


Mais, si nous sommes parvenus à ces excès, il faut en saisir les origines et ce, afin de comprendre ce qui nous arrive réellement. Aux Etats-Unis, près de 50% des ordres de bourse se font désormais par le biais de systèmes informatiques hautement sophistiqués, qui ne réagissent qu'aux uniques soubresauts de calculs mathématiques. On appelle cela le trading haute fréquence. Mais, cette émergence du trading informatique n'est pas l'unique responsable de la volatilité ambiante dévastatrice pour l'économie réelle et la vie des entreprises au quotidien, lesquelles créent de la véritable richesse et non pas uniquement une richesse artificielle. En effet, à la suite des séismes économique et financier de 2008 et début 2009, de nombreux pays se sont lancés dans d'ambitieux plans de relances, animés par la théorie keynésienne de stimulation de l'économie par la demande. L'exemple le plus marquant est la politique menée par les Etats-Unis, agrémentée par de l'argent facile mis en circulation par "hélicoptère Ben" dont raffolent Wall Street et ses excès. En effet, il est évident qu'une relance de l'économie était nécessaire au risque de tomber dans une dépression de type 1929. Mais fallait-il véritablement autant abonder le marché de liquidités' La réponse n'est pas si évidente, mais la conséquence d'une telle politique a été l'accroissement dramatique de l'endettement public ainsi que l'envolée des prix des matières premières.


Les Etats-Unis finiront bien un jour par payer leurs excès. Rappelons qu'en valeur réelle, le PIB américain a sensiblement décru entre 2000 et 2011, et que désormais les Etats-Unis n'ont plus de marge de manoeuvre. Le moteur est en panne malgré l'intervention des meilleurs garagistes. Attention à la crevaison qui menace. Et, c'est ce qui inquiète réellement Wall Street désormais, car si le scénario d'un double dip semble toujours, et pour le moment écarté, en revanche un infléchissement notoire de la croissance américaine semble se dessiner. En effet, ce que les marchés redoutent, c'est de voir l'économie encore davantage ralentir, lorsque toutes les politiques de stimulation de l'économie mises en place depuis 2009 vont d'une part prendre fin, mais également et surtout, laisser place à des coupes budgétaires drastiques, d'autre part. Dès cet instant, il est difficile de croire encore en une série de résultats d'entreprises tous meilleurs les uns que les autres à l'avenir. En effet, la dégringolade des marchés financiers des pays européens les plus vulnérables ne pourrait être que le signal d'une rechute d'indices "plus forts" comme le Dax en Allemagne et le SP 500 aux Etats-Unis.
N'enterrons tout de même pas les Etats-Unis aussi vite, ce pays nous a bien souvent réservé de bonnes surprises. Mais, il faudra aux Américains de la sueur, du sang ainsi que des larmes et aux politiques, un sentiment d'union nationale cette fois-ci, tout en faisant preuve de discernement. Les mois à venir ne seront peut-être pas des meilleurs pour le peuple américain mais, après tout, pourquoi tombons-nous' Si ce n'est que pour mieux nous relever en tirant les leçons du passé... 

 

Marc Rustenholz.

A Propos de l'auteur

Marc RUSTENHOLZ
Conseiller en gestion de patrimoine chez LCL

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