Fermer

  • Se souvenir de moi

Mot de passe oublié ?

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous Ici

Des milliers de professionnels de la finance utilisent Dogfinance pour faire évoluer leurs carrières

483 230 Professionnels
9 214 Offres d'emploi
1 036 840 Mises en relation

Networking

Retrouvez vos collègues et camarades d'études

Enrichissez votre carnet d'adresses

Echangez, Annoncez, Communiquez

Carrière

Vos contacts connaissent votre futur employeur

Affichez votre expertise : faites-vous chasser

Trouvez vos futurs collaborateurs

Inscrivez-vous gratuitement

 

5 caractères min.

  • Je souhaite recevoir des offres des partenaires Dogfinance

En cliquant sur S'inscrire ou en utilisant Dogfinance, vous confirmez avoir lu, compris et accepté les Conditions générales d'utilisation.

Des milliers de professionnels de la finance utilisent Dogfinance pour faire évoluer leurs carrières

483 230 Professionnels
9 214 Offres d'emploi
2 073 680 Mises en relation

Networking

Retrouvez vos collègues et camarades d'études

Enrichissez votre carnet d'adresses

Echangez, Annoncez, Communiquez

Carrière

Vos contacts connaissent votre futur employeur

Affichez votre expertise : faites-vous chasser

Trouvez vos futurs collaborateurs

Inscrivez-vous gratuitement

 

5 caractères min.

  • Je souhaite recevoir des offres des partenaires Dogfinance

En cliquant sur S'inscrire ou en utilisant Dogfinance, vous confirmez avoir lu, compris et accepté les Conditions générales d'utilisation.

publicité

Publié le 19/07/2016 par

Qu’est ce que représente vraiment la Blockchain pour l’avenir des sociétés de services financiers ?

Un étude très récente réalisée par Deloitte et l’Efma, nous révèle deux chiffres particulièrement contradictoires. Le premier, nous apprend que 92% des dirigeants de sociétés de services financiers (banque, assurance…) s’attendent à ce que la Blockchain ait des conséquences sur leurs activités dans un avenir très proche. Le second, que 71% de ces établissements n’ont pas commencés à travailler sur cette nouvelle problématique.

Qu’est ce que représente vraiment la Blockchain pour l’avenir des sociétés de services financiers ?

La seule façon de comprendre ce paradoxe est de comprendre en profondeur en quoi consiste cette fameuse Blockchain dont les banques connaissent la valeur potentielle sans pour autant tout tenter pour la maîtriser.

Pour comprendre le fonctionnement de la Blockchain (à traduire “chaîne de blocs”), ce qu’il faut intégrer avant tout, c’est que la Blockchain est un outil aussi novateur et révolutionnaire que fut Internet à un époque.

Cet outil à pour ambition de changer en profondeur toute l’organisation des transactions financières dématérialisées.

 

Mais qu’est ce que la Blockchain dans son aspect technique ?

 

La Blockchain repose sur une monnaie, le Bitcoin. Cette monnaie dématérialisée, repose sur des principes fondamentaux, nécessaires à la viabilité de toute les monnaies. Ainsi elle représente une unité de compte, une réserve de valeur et un moyens d’échange. Ces principes sont la fondation même de la confiance sur laquelle se base tous types d’échanges financiers.

Mais, première différence avec les autres types de monnaies, qu’elles soient dématérialisées ou non,  la confiance qui permet les échanges financiers en Bitcoin n’est pas garantie par une institution centralisée (Banque, État). Le Bitcoin est une monnaie digitale indépendante des autorités centralisées traditionnelles.

Le Bitcoin en tant que monnaie digitale, repose sur un protocole de chiffrement ou chaque unité de cette monnaie correspond à une chaîne de nombres uniques que les utilisateurs s’envoient en ligne pour effectuer une transaction. Pour éviter la copie et la double utilisation de ces suites de nombres (ce qui rendrait la valeur de la monnaie totalement nulle), leur intégrité se doit d’être garantie. Or pour conserver cette intégrité, il faut que le registre soit incorruptible et infaillible (qu’il soit impossible de modifier la base de données, d’exclure des transactions, ou de perdre des données enregistrées.).

C’est ce qu’a réussit à faire un individu ou un groupe connu sous le seul pseudonyme de Satoshi Nakamoto, en proposant le “Peer-to-Peer Electronic Cash System”.

C’est à ce système que le Bitcoin doit sa viabilité. Le Peer-to-Peer Electronic Cash System se fonde sur un protocole innovant, celui d’une chaîne de blocs ou «blockchain», qui permet une décentralisation du système de vérification de l’intégrité de la monnaie digitale. Le Bitcoin relève alors d’un relation de “pair à pair” ou les utilisateurs deviennent des acteurs affranchis d’une autorité centralisée ou d’un serveur centrale.

Cette Blockchain est constituée de “blocs” qui gardent chacun en mémoire l’équivalent de 10 minutes de transactions. Chaque transaction correspond à l’envoi d’une adresse Bitcoin (la chaîne de lettres et de nombres uniques permetant d’identifier les unités de monnaies) d’un individu “A” vers un individu “B”. Ces blocs sont rangés par ordre chronologique et ne peuvent être déplacés supprimés ou réédités. Toute erreur de chronologie dans le classement des blocs est impossible car la cohérence de la Blockchain est sans cesse vérifiée par la puissance de calcul informatique que les utilisateurs actifs sur le réseau mettent à disposition du système. Ces vérifications permettent de valider le bloc et donc d’approuver les transactions qu’il contient.  Enfin, chaque bloc est rattaché à la signature digitale ou “hash” du bloc précédent, ce qui permet de remonter toutes les transactions et de vérifier la chronologie.

Ces opérations de vérification s’appellent “minage” et permettent de rendre le système complètement incorruptible et infaillible ou même de savoir en permanence combien de Bitcoins possède chaque utilisateur, afin d’éviter les copies et les multiples échanges d’une même unité par un même acteur.

Enfin, ces opérations créent une dynamique dans le système car elles permettent de rémunérer chaque acteur en fonction de sa participation au calcul, en touchant un pourcentage calculer à partir des nouveaux Bitcoins émis par le système.

En effet, la Blockchain, émet graduellement des nouvelles unités de Bitcoin au fur et à mesure que l’activité transactionnelle se développe (sans aucune prévision), ce qui crée une dynamique de “marché” très équilibrée. Sur ce point , le Bitcoin va à l’encontre de la logique d’émission des monnaies classiques. On estime qu'environs 15,25 millions de Bitcoins ont déjà été émis, et le dernier Bitcoin devrait être produit en 2140. Bien sûr, le Bitcoin peut s’acheter, se vendre et s’échanger contre des monnaies réelles (USD, EUR, etc.) sur le marché des changes.

 

  • Ci-dessous un schéma résumant le fonctionnement d’une Blockchain :

Schéma

 

Pourquoi tant d’hésitation de la part des établissements financiers ?

Après avoir vu en profondeur la structure de la Blockchain et de la monnaie digitale Bitcoin, nous pouvons mieux comprendre pourquoi les directeurs des établissements financiers sont si frileux à l’idée de se lancer dans la finance digitale malgré toutes ses promesses de révolution et de gains (environs 15 à 20 milliards de dollars d’économie pour l’ensemble des banques) dûes au fonctionnement automatisé, à l’instantanéité des transactions et à la sécurité d’un système inviolable.

Tout d’abord, le frein majeur est sûrement le fait que ce système fonctionne en dehors de tout cadre légale et réglementaire. Or, tout ce qui n’est pas régit par un cadre légale ou réglementaire est totalement étranger au monde de la finance. Pour un secteur qui évolue dans un environnement entièrement réglementer par une autorité centrale, utiliser la Blockchain surtout caractérisé par une logique d’auto-administration, peut créer quelques hésitations, voir la volonté d’attendre la mise en place d’un cadre légale avant de se lancer dans la jungle digitale.

Autre caractéristique de la Blockchain qui peut bloquer la démarche de certains établissements financier : Le caractère évolutif d’un système sans cesse en mouvement. En effet, la Blockchain est sans cesse en train de se transformer pour se perfectionner, ce système jeune et encore assez peu répandu peut se permettre des modifications presque quotidiennes. Mais ces évolutions incessantes de la plate-forme viennent renforcer un autre frein à la démocratisation de l’usage de la monnaie digitale au sein de la finance mondiale. Ce frein, c’est l’incompréhension latente du fonctionnement de la Blockchain et des opportunités qu'elle offre. Nous entrons donc dans un cercle vicieux : La plupart des acteurs ne comprennent pas le fonctionnement de la Blockchain, or cette incompréhension pousse à la passivité de ces derniers, cette passivité se manifeste par l’absence totale de création de centre d’excellence dédié à la compréhension de la technologie.

Enfin, la Blockchain inclut dans son optique de développement une certaine coopération entre les établissements qui restent  prudents vis-à-vis des collaborations. Certains établissement  mènent leurs projets de façon solitaire. Si cela peut sembler contraire à la technologie de partage que représente la BlockChain, beaucoup estiment que c’est le développement des blockchains privées qui permettront l'adoption de cette technologie à grande échelle.

A partir de ces constats, on voit bien que la dynamique de propagation de la technologie n’est pas encore totalement enclenchée.

 

Cependant les opportunités qu’offre la Blockchain sont aussi multiples que variées, et dépassent largement le monde de la finance.

On parle alors de transferts d’argent à l’international avec des Blockchains reliant différents établissements financiers voire même des établissements d’assurance. De telles structures pourraient considérablement faciliter et sécuriser les transferts internationaux, encourageant les sursauts de transactions et donc les dynamiques financières mondiales.

Mais ce serait sous estimer la Blockchain que de s’en tenir à cette fonction, elle pourrait être très appropriée dans la surveillance des échanges commerciaux ou la gestion de garantie pour l’assurance, ou même l’émission et le transfert de titre sur le marché boursier, le suivi d'essais cliniques pour le secteur médical, re-dynamiser les services clients avec des blockchains concernant les informations propres aux clients. Autant de taches qui s’adapteraient parfaitement à la structure et au fonctionnement de la Blockchain.

La blockchain pourrait à terme remplacer tous les «tiers de confiance» centralisés (banques, notaires, cadastres, etc.) par un système informatique décentralisé.

 

Les gains en temps, en argent, en sécurité, en fluidité, en simplification des relations entre les différents établissements financiers sont tels que le monde de la finance se doit d’ouvrir la marche, et ne peux se permettre de laisser passer cette révolution par manque d'intérêt ou de compréhension vis à vis de cette technologie.

Il faudra pourtant sûrement attendre des outils qui faciliteront l'utilisation de la Blockchain, aujourd'hui très complexe, pour la voir révolutionner notre monde.

 

 

A Propos de l'auteur

Geoffrey Thiry
Stage Marketing

Aucun commentaire

Membre anonyme

Vous publiez en tant que Membre anonyme Choix  Membre anonyme Choix Banque de France Banque de FranceConsort NT Consort NTKACIUS KACIUS2J Associés 2J Associés ING Direct Membre anonyme

©2017 Dogfinance | site réalisé par Maespirit Développeurs | Mentions légales | Conditions d'utilisation | Conditions générales de vente

Traitement en cours... Veuillez patienter