Fermer

  • Se souvenir de moi

Mot de passe oublié ?

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous Ici

Des milliers de professionnels de la finance utilisent Dogfinance pour faire évoluer leurs carrières

435 366 Professionnels
8 755 Offres d'emploi
875 295 Mises en relation

Networking

Retrouvez vos collègues et camarades d'études

Enrichissez votre carnet d'adresses

Echangez, Annoncez, Communiquez

Carrière

Vos contacts connaissent votre futur employeur

Affichez votre expertise : faites-vous chasser

Trouvez vos futurs collaborateurs

Inscrivez-vous gratuitement

 

5 caractères min.

  • Je souhaite recevoir des offres des partenaires Dogfinance

En cliquant sur S'inscrire ou en utilisant Dogfinance, vous confirmez avoir lu, compris et accepté les Conditions générales d'utilisation.

Des milliers de professionnels de la finance utilisent Dogfinance pour faire évoluer leurs carrières

435 366 Professionnels
8 755 Offres d'emploi
1 750 590 Mises en relation

Networking

Retrouvez vos collègues et camarades d'études

Enrichissez votre carnet d'adresses

Echangez, Annoncez, Communiquez

Carrière

Vos contacts connaissent votre futur employeur

Affichez votre expertise : faites-vous chasser

Trouvez vos futurs collaborateurs

Inscrivez-vous gratuitement

 

5 caractères min.

  • Je souhaite recevoir des offres des partenaires Dogfinance

En cliquant sur S'inscrire ou en utilisant Dogfinance, vous confirmez avoir lu, compris et accepté les Conditions générales d'utilisation.

Publié le 17/08/2011 par

Retour sur les propositions du sommet franco-allemand

Le Président de la République française Nicolas Sarkozy et la Chancelière allemande Angela Merkel se sont réunis hier afin de réfléchir à des solutions communes à la crise de la dette européenne. Cette entrevue était importante de par le fait qu’elle portait sur plusieurs sujets phares de la crise actuelle. Notamment la règle d’or, les eurobonds et les fonds accordés au FESF.


Un sommet qui a donné naissance principalement à trois propositions


Les deux dirigeants européens nous ont fait part de trois propositions à l’issue de leur réunion sur la mise en place d’une solution commune à la crise actuelle.


Premièrement, ils ont proposé la création d’un véritable gouvernement économique pour la zone euro qui devrait être dirigé par un Président pour un mandat de deux ans et demi. L’actuel président du parlement européen Herman Von Rompuy est pour l’instant l’homme auquel pensent Sarkozy et Merkel qui lui ont fait part de leur intérêt dès ce matin.


Par la suite l’inscription d’une règle d’or dans l’ensemble des constitutions. En effet, le Président français promet de ramener à 4,6% du PIB le déficit public d’ici 2012 et 3% en 2013. L’objectif visé est que 17 pays respectent cette règle d’or qui prévoit un retour à l’équilibre budgétaire.


La mise en place d’un impôt commun sur les bénéfices entre les deux pays est aussi à l’étude afin de «donner l’exemple» dans le but d’inciter à une amélioration de la coopération européenne.

Cependant, la mise en place d’eurobonds très attendue par les marchés financiers n’a pas été retenue car elle n’a pas été considérée comme une solution adaptée. Il en est de même pour un relèvement des fonds à disposition du FESF qui a recalé.


Pourquoi les eurobonds n’ont pas été retenus…


Il est d’abord important de définir le terme d « eurobonds ». En effet, les eurobonds ou euro-obligations sont des obligations émises au niveau européen. Pour éviter la très forte dissension de taux d'intérêts entre les obligations émises par les différents Etats de la zone euro, cette dernière pourrait émettre ses propres titres sur les marchés. Le taux serait une moyenne de ceux auxquels les différents pays membres se financent. Ce système reviendrait en quelque sorte à centraliser le refinancement des pays membres de la zone euro via un nouveau produit bénéficiant de la garantie des 17 Etats membres.

Ces titres émis au niveau européen seraient potentiellement une solution à la crise européenne dans la mesure où un taux moyen pourrait permettre aux pays en difficulté d’emprunter à des taux raisonnables sur les marchés mais aussi de prévenir les risques de contagion. En effet déjà quatre pays sont surendettés et d’autres pays comme la France ne présentent plus certaines garanties sur la pérennité de leurs comptes. Des banqueroutes au sein des économies touchées pourraient donc créer un effet domino que cette mesure pourrait enrayer et assurer la survie de la monnaie.


Hélas cette solution ne convient pas à l’Allemagne le bon élève de la zone. Eh oui qui dit moyenne dit prise en considération de fortes divergences ce qui veut dire que les taux d’intérêts sur les obligations allemandes vont augmenter dans ce cas de figure. A titre d’exemple, une obligation à 10 ans émise par l'Allemagne coûte aujourd’hui au pays un intérêt de 2,3% environ, quand la même obligation émise par la Grèce porte un intérêt de 15,26%. Par conséquent le surplus pour l’Allemagne serait de plus de 47 milliards d’euros. De plus, Paris et Berlin craignent que la mise en place d’euro-obligations empêche les pays en déficit de mener à bout leurs réformes et l’assainissement de leurs comptes. Enfin, la raison politique (qui est d’ailleurs la principale raison) est que la mise en place du système d’euro-obligations entraînerait une intégration européenne plus poussée car pour la mise en place dudit système un droit de regard sur les comptes publics est nécessaire, ce qui reste encore un tabou dans l’Union.



Pour conclure, nous pouvons dire que les propositions du duo Sarkozy-Merkel ne font pas l’unanimité. En effet, même en Allemagne l’idée des euro-obligations fait son chemin tandis qu’en France la règle d’or rencontre une vive contestation de la Gauche. Même les marchés financiers ne sont pas convaincus par ces mesures qui pourtant ne manquent pas de bonnes volontés.

A Propos de l'auteur

Bachir AMAR
Stage en Fusions Acquisitions, fonds d'investissement, conseil (6 à 9 mois)

1 commentaire

Bachir AMAR
Signaler

Bachir AMAR

L'Alllemagne n'a pas accepté les "Eurobonds" certes parce qu'elle est le "bon élève", mais peut-être aussi - et surtout? - parce qu'elle est le plus puissant, et qu'elle défend ses propres intérêts...

Comme il est expliqué ici http://sn144w.snt144.mail.live.com/mail/InboxLight.aspx?n=1370324978 #fid=1&fav=1&n=702577540&mid=ace8a953-c8b7-11e0-b2cf-00215ad6e18a&fv=1 l'Allemagne de 2011 n'est pas la Virginie de 1790... ( www.lacrisedesannees2010.com)

A la différence des Etats-Unis d'Amérique, l'Europe n'a pas de langue commune (notre mauvais anglais ne nous tient pas encore lieu de "latin du Bas-Empire"), et nous n'avons pas (encore) eu à affronter un péril commun (Les 13 Etats américains d'origine se sont unis contre l'Angleterre); dès lors, mutualiser nos difficultés (fussent-elles financières) ne nous est pas encore habituel...

| Répondre | le 22/08/2011

Membre anonyme

Vous publiez en tant que Membre anonyme Choix  Membre anonyme Choix Banque de France Banque de FranceConsort NT Consort NT ING Direct Membre anonyme

©2017 Dogfinance | site réalisé par Maespirit Développeurs | Mentions légales | Conditions d'utilisation | Conditions générales de vente

Traitement en cours... Veuillez patienter