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Publié le 20/09/2019 par

Super Mario: suite et fin ...

Super Mario: suite et fin ...

Super Mario : suite et fin …

 

La présidence de Mario Draghi à la tête de la Banque Centrale Européenne (BCE) touche à sa fin. Elle aura été marquée par les retombées de la récession de 2009, une crise des dettes souveraines en 2011 et la plus grande période de politique monétaire expansionniste de notre histoire.

Au moment du départ, son bilan est malheureusement à la hauteur de sa dernière intervention, le 12 septembre 2019. La BCE est aujourd’hui prisonnière de son image de « sauveur des marchés financiers » et d’une valorisation boursière incitant les responsables à continuer à inonder les marchés européens de liquidités faciles … sans fin visible.

Lors de cette allocution, le Conseil des Gouverneurs de l’institution a annoncé :

-          une réduction du taux de dépôt de 0.10 %, le portant à -0.50 %,

-          une reprise des achats mensuels d’actifs à hauteur de 20 milliards d’euros pour une durée indéterminée, à partir du 1er novembre,

-          un « système à deux paliers » pour supporter le système bancaire.

 

Concernant la première mesure, le message est clair : la BCE veut encore plus motiver les banques à prêter à l’économie réelle. Pour ce faire, elle « punit » les dépôts excédentaires que les banques font chez elle, d’un intérêt de 0.5 % annuel (l’équivalent d’une taxe sur ces dépôts). Cette mesure aurait sans doute eu plus d’impact si ce taux n’était déjà pas à -0.40 % depuis le 16 mars 2016.

Pour rassurer les banques, de plus en plus coincées entre un taux de dépôt négatif et des taux d’emprunt ridicules, la BCE a décidé de mettre en place un système de paliers. L’objectif est ici de ne pas taxer une partie des réserves excédentaires bancaires. Pour ce faire, l’institution de Francfort a décidé :

-          de taxer à 0 % un montant de réserves excédentaires égal à six fois le montant des réserves obligatoires,

-          de faire un suivi de cette stratégie pour la revoir, en cas de besoin, à partir du 30 octobre 2019.

 

 

 

Aujourd’hui, les institutions de crédit ont déposé en moyenne 131 milliards d’euros de réserves obligatoires. Cela signifie que, à partir du 30 octobre 2019, c’est environ 780 milliards d’euros de réserves excédentaires qui ne seront plus taxées à 0.5 %, lâchant un peu de lest aux différentes banques européennes.

La BCE a donc voulu forcer les banques à prêter plus sans les punir trop sévèrement dans le cas contraire. Une mesure en demi-teinte dont l’impact in fine nous paraît douteux dans le meilleur des cas, le problème n’étant pas un tarissement de la dette aux particuliers et aux entreprises (qui s’endettent allègrement depuis 2016 en profitant des taux bas), mais plutôt une distribution des liquidités mal gérée au niveau européen.

Concernant les rachats d’actifs (APP) à hauteur de 20 milliards d’euros, la BCE nous livre une mesure pour la moins étonnante. En effet, nous vivons aujourd’hui dans un monde où les Etats européens s’endettent à taux négatifs, si la BCE achète des obligations d’états, elle exercera mécaniquement une pression baissière sur les taux. Cela ne résoudra donc vraisemblablement pas le problème du manque de rémunération des investissements liquides et sécurisés, problème qui force depuis maintenant deux ans, les investisseurs à aller chercher du rendement sur les actifs plus risqués. En revanche, cela apportera encore plus de liquidités dans les trésors des états, qui pourtant n’en manquent pas puisque la dette ne leur coûte rien !

Cette dernière mesure aura clairement pour effet de soutenir la valorisation actuelle des marchés financiers européens (CAC 40 en tête) sans pour autant laisser deviner un réel effet bénéfique pour l’économie réelle.

« Super Mario » s’en va donc sur une dernière réunion plus chaotique que d’habitude avec une Banque Centrale Européenne qui semble dépassée par les évènements, incapable d’apporter une réponse au climat de tension que l’on connaît depuis le début de l’année. Le rôle revient donc à Christine Lagarde de redonner du sens au mandat de l’institution qui, soit dite en passant, ne semble toujours pas prête à abaisser son objectif d’inflation, proche des 2 %, que les experts ne semblent pas envisager avant 2021).

  

Rédigée le 19 septembre 2019

2 commentaires

Guy SIMON
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Guy SIMON

Constat bien réaliste. Le contrôle de l'économie mondiale est bien faible. Compte tenu des dettes privées et souveraines en cours ainsi que du niveau actuel de la masse des fonds spéculatifs, il ne faudra pas s'étonner de la dureté de la prochaine crise économique qui va arriver.

| Répondre | le 27/09/2019

HELENA NANDIN
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HELENA NANDIN

Excelent article. Je pourrais aider à faire une pression constructive vers la correction ces politiques ainsi que d'autres initiatives législatives de la UE que causent malaise dans la vie économique, mais personne m'embauche pour ça.

J'aime1 | Répondre | le 29/09/2019

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