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Publié le 04/10/2011 par

Un nouvel ordre mondial

Le monde économique et financier dans lequel nous vivons actuellement est en constante mutation. Mais, cette évolution est tout à fait commune dans l'Histoire de l'Humanité où les civilisations les plus brillantes et leurs modèles économique et financier ont tous pris fin, pour laisser place à une nouvelle civilation. Néanmoins, les civilisations qui ont respecté le concept de l'homo oeconomicus, plus connu en Français sous le terme "d'individu rationnel", ont perduré davantage, car la notion d'intérêt général y était préservée. Cette notion d'intérêt général est primordiale car elle détermine les fondements d'une société amenée à perdurer autant que faire se peut. Pour autant et dans une société moderne, ce concept doit être évolutif.

    Or ,à quoi assiste t-on actuellement' A des pays développés rongés par les dettes qui ne modifient guère leur modèle basé sur le crédit sous le pretexte absurde et déraisonné que cela a toujours été et qu'il en sera toujours ainsi. A des luttes fracticides entre gouvernements nationaux du monde entier avec pour seul objectif de penser à une réélection (cf la décadence de l'Empire Romain). A des actions menées par les plus grands banquiers centraux du monde qui n'ont pour l'instant profité qu'à certaines castes. A des discours de grands intellectuels de gauche du monde entier dénonçant les excès de la mondialisation. Or, si nous prenons de la hauteur, nous remarquons que grâce à la mondialisation, les pays développés sont sur la décadence tandis que les pays émergents ou en développement, voient des millions de personnes sortir de l'extrême pauvreté. A ce titre, est-ce un drame national si un Français moyen devra désormais acheter une voiture de la gamme inférieure afin de permettre à des populations entières de pouvoir simplement manger à leur faim' Il est là aussi urgent de reprendre le sens des réalités et surtout des valeurs.

     Repensons notre modèle du capitalisme car la situation n'est plus viable. D'une part, les pays développés devront avoir une économie tournée davantage sur l'investissement dans les entreprises, l'innovation et le commerce extérieur au lieu d'une économie basée sur la consommation des ménages et la dette. D'autre part, il faut absolument que les pays émergents comprennent l'impérieuse nécessité d'une économie davantage orientée vers la consommation intérieure et moins dépendante du commerce extérieure. En effet, si le 20ème siècle a été le siècle dans l'Histoire de l'Humanité des innovations, il n'est pas évident que le 21ème siècle soit de la même facture. Si tel était le cas, il faut comprendre que le commerce mondial sera un jeu à somme nulle (cf théorie de l'économiste Ricardo) puisque dans un monde avec peu d'innovations, il y aura un ralentissement de la création de richesse. Il n'y a qu'à se souvenir des 80's  pour s'en convaincre lorsque les ordinateurs faisaient leur apparition en permettant une amélioration sensible de la productivité. Mais, dans un monde où cette innovation est ralentie, il est nécessaire que les pays émergents et développés coordonnent leurs actions selon les principes susmentionnés et ce ,dans leurs intérêts respectifs. Car, ce n'est pas dans les intérêts de la Chine de faire tomber les Etats-Unis et réciproquement.

     Dans nos pays développés, nous avons l'impression que les termes de récession et de faillite sont des mots à bannir parce qu' irréalistes. Mais, est-ce vraiment irréaliste que d'employer ces termes pour bon nombre de pays développés' Rappelons que les Etats-Unis ont vu leur PIB en terme réel décliner sur les 10 dernières années. La récession a simplement été évitée à cause de l'endettement. Celine disait fort justement "qu'on ne meurt pas de dette mais simplement de ne plus pouvoir en faire". Si nous continuons de la sorte, nous ne pourrons plus jamais nous endetter lorsque cela sera vraiment nécessaire...
Quant au terme de faillite, ici encore les exemples dans l'Histoire même récente se sont cumulés. A cet effet, qu'en est-il des fameux emprunts russes, de la charge imposée à l'Allemagne qualifiée de Diktat ou encore de la dette de l'Etat argentin dans les 2000's' A un défaut de paiement tout simplement. Mais, il s'agit ici de faits largement connus. Abordons désormais un concept moral largement usité au cours du 20ème siècle par nombre de pays dans le monde pour justifier un défaut de paiement. Il s'agit du concept de "dette odieuse". Reprenons la définition de ce concept qui nous est donné par Alexander Nahum Sack "Si un pouvoir despotique contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir." Des Etats comme Cuba, le Costa Rica et l'Irak se sont déjà appuyés sur ces principes au cours du 20ème siècle afin de ne pas honorer leur dette. En ce qui concerne l'Irak, la situation s’est réglée au sein du Club de Paris, qui a annulé 80 % de la dette, sans finalement faire référence à la notion de dette odieuse, pour éviter que d’autres pays réclament l’annulation de leurs dettes en invoquant le même motif. Combien de temps allons-nous encore tenir afin que nombre des pays développés surrendettés n'usent de ce concept afin de plus honorer leur dette' Certes, les pays développés auquels nous pensons ne sont pas des Etats despotiques d'un point de vue politique, mais leur modèle économique basé sur toujours plus de dette est bel est bien devenu odieux.

     N'ayons donc pas peur d'employer les termes de récession et de faillite puisqu'ils font partie de notre époque mais, cherchons plutôt des solutions afin d'en réduire leur portée pour la première et leur nombre pour la seconde. En d'autre terme ,essayons d'être pragmatique, responsable et raisonnable.
Car la situation est là encore loin d'être irrécupérable. Pour commencer, souhaitons que pays développés et pays émergents s'organisent de manière à ne pas se détruire  les uns les autres. Ensuite, et pour nous habitant des pays développés, prenons exemple sur des pays qui étaient dans une situation comparable à la nôtre et qui en sont ressortis renforcés! Par exemple, la Suède avait en 1993un déficit publique équivalant à 12,3 % du PIB et une dette se montant à 73 % du PIB. Alors que le Parlement avait pour habitude de voter le budget présenté par le gouvernement, lequel tenait plus compte des ardeurs dépensières de chaque ministre que des rentrées fiscales, les députés fixent maintenant « une enveloppe générale en se basant uniquement sur l’état des rentrées fiscales. Puis ils déterminent, pour les 3 années à venir, les plafonds de dépense que chaque administration devra respecter à la lettre. […] Et la règle vaut aussi pour les régions et les communes. […]  Autre principe intangible : le gouvernement doit impérativement dégager un excédent d’au moins 1 % sur un cycle économique (5 ans en moyenne). Les déficits sont autorisés les mauvaises années lorsque les rentrées fiscales baissent. Mais, toutes les recettes supplémentaires sont automatiquement mises de côté. […] Résultat : la dette ne dépasse pas aujourd’hui 40 % du PIB, un niveau deux fois plus faible qu’en France ou en Allemagne.  »


     Pour conclure, citons Sir Winston Churchill pour qui "le pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité pendant que l'optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté". Or, il est bien question ici d'opportunité et non l'inverse. Aubaine de voir des populations entières sortir de la famine, de redonner le sens des valeurs à nos populations des pays développés et ,malgré tout à faire de bonnes affaires en bourse car il faut acheter au son du canon pour vendre au son du clairon. Mais un autre et célèbre adage boursier préconise de "ne pas attraper à la volée un couteau qui tombe". Or le couteau est en train de tomber...mais pour combien de temps' Tant que les politiques du monde entier agiront en dilettantes.

A Propos de l'auteur

Marc RUSTENHOLZ
Conseiller en gestion de patrimoine chez LCL

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